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16/11/2013 09:51 EST | Actualisé 16/01/2014 05:12 EST

La personnalité de Rob Ford, maire de Toronto, enflamme les médias du monde entier

CP

Avec ses déclarations incohérentes, contradictoires, ses coups de sang, son langage grossier, Rob Ford, le maire de Toronto, est devenu la coqueluche des médias du monde entier.

Vendredi n'a pas fait exception à l'hôtel de ville de Toronto, où une nuée de journalistes et de cameramans ont fait le pied-de-grue dans le hall en face du bureau du maire, espérant recueillir une autre de ses perles qui fera la Une du lendemain.

Ce cirque médiatique dure depuis une dizaine de jours, depuis que Rob Ford, un personnage haut en couleurs, a avoué avoir fumé du crack l'an dernier mais sans se souvenir des circonstances précises en raison de son état d'ébriété avancé.

Et le scandale sur les frasques de Rob Ford continue d'enfler avec de nouvelles allégations de consommation de drogue, de fréquentations de prostituées et de soirées de débauches à l'hôtel de ville, ainsi qu'avec son refus obstiné de quitter son poste, même s'il n'est, pour l'instant, officiellement accusé de rien.

L'affaire, qui a débuté avec des révélations dans la presse en mai, ne cesse de faire les choux gras des médias, notamment des émissions humoristiques aux États-Unis.

"Que Dieu bénisse le Canada, quel cadeau nous ont donné les Canadiens", s'est exclamé Jay Leno, animateur du Tonight Show, dans un monologue consacré à Ford jeudi soir.

Pour les Canadiens, cette attention mondiale pour le maire de la quatrième métropole d'Amérique du Nord est plutôt inhabituelle.

Prise d'otages

"Nous ne sommes pas habitués à voir notre maire faire la Une partout dans le monde", a noté Andrew Coyne, un chroniqueur du quotidien canadien National Post, à l'antenne de CNN.

Pour lui, ce qui fascine la presse internationale dans cette affaire, "c'est le niveau extraordinaire de désinvolture qu'affiche le maire et l'incapacité apparente du conseil municipal d'y faire face. C'est inhabituel que quelqu'un au comportement aussi troublé puisse vouloir continuer, refuse de s'en aller et ne puisse être relevé de ses fonctions. Cela ressemble presque à une prise d'otages".

Robyn Doolitle, une journaliste du quotidien Toronto Star par qui le scandale est arrivé en mai, lorsqu'elle a écrit avoir vu une vidéo où le maire fumait du crack, estime que la fascination tient au fait que l'histoire semble trop salace pour être vraie.

"Vous avez ici tous les ingrédients pour un scandale: il y a les allégations de prostitution, de consommation de drogue, de mensonges, d'abus de fonctionnaires et puis il y a Rob Ford qui est un personnage surréaliste".

Visage de chérubin éméché dans un corps obèse, la démarche pas toujours certaine, Rob Ford, 44 ans, a tout pour faire parler de lui. Même s'il a souvent attaqué les journalistes, qu'il a déjà traités de minables.

Pour autant, il ne fuit jamais les projecteurs. Il a accordé cette semaine une interview exclusive à CNN en plus de multiplier les points de presse impromptus à l'hôtel de ville, une formule pourtant propice aux gaffes et dérapages de toutes sortes pour cet homme qui n'a pas la langue dans sa poche.

"Tout ce que nous avons fait, c'est suivre les nouvelles (et) si cela n'est pas de la nouvelle, je ne sais pas ce que c'est", résume Robyn Doolittle.

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