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15/11/2013 05:13 EST | Actualisé 15/01/2014 05:12 EST

Un ex-médecin des Forces canadiennes reconnu coupable d'agression sexuelle

Un juge militaire a rendu un verdict de culpabilité, vendredi, dans une affaire d'agressions sexuelles impliquant un ancien médecin des Forces canadiennes.

L'officier marinier à la retraite James Wilks a été reconnu coupable de 25 accusations d'agression sexuelle et d'abus de confiance, en lien avec des événements survenus sur une période de six ans et impliquant 16 femmes.

Le lieutenant-colonel Louis-Vincent d'Auteuil a annoncé sa décision dans une salle d'audience de Gatineau, après avoir lu un compte rendu détaillé du dossier décrétant qu'il n'y avait aucune raison de douter du témoignage des victimes.

Selon les accusations, James Wilks a fait des gestes inappropriés durant des examens médicaux qui se sont déroulés aux centres de recrutement de l'armée à Thunder Bay et à London entre 2003 et 2009.

Le magistrat a déclaré que le médecin avait profité de ces examens pour voir et toucher les seins des patientes en leur faisant croire que cela faisait partie de son mandat, ce qui n'était pas le cas.

Il a qualifié ce comportement de « complètement malhonnête » et a ajouté que le tribunal militaire n'avait aucune raison de rejeter la version des faits des plaignantes.

James Wilks a témoigné pour sa défense, mais le lieutenant-colonel D'Auteuil a estimé qu'il n'était pas crédible.

Le juge a accepté comme preuve le fait que, en raison de leur jeune âge, les femmes dupées par l'ex-médecin n'avaient pas besoin de subir un examen des seins. De tels examens sont seulement requis pour les patientes de 40 ans et plus.

Une ordonnance de non-publication interdit de dévoiler l'identité des victimes.

Au total, 16 accusations d'abus de confiance et 10 accusations d'agression sexuelle ont été déposées contre Wilks. Il a été acquitté pour l'une des accusations d'abus de confiance.

Les procureurs et les avocats de la défense devaient se rencontrer vendredi dans le cabinet du juge afin de déterminer une date pour le prononcé de la sentence. L'audience pour la peine devrait s'étaler sur plusieurs jours.

James Wilks a déjà passé du temps derrière les barreaux pour des crimes semblables.

En décembre 2011, un juge militaire l'avait en effet condamné à neuf mois de prison après qu'il eut été reconnu coupable d'une accusation d'agression sexuelle et de quatre accusations d'abus de confiance dans le cadre d'une autre affaire.

La Presse Canadienne

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