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15/11/2013 04:53 EST | Actualisé 14/01/2014 05:12 EST

L'Albanie refuse de détruire les armes chimiques syriennes

L'Albanie refuse d'accueillir sur son sol les opérations de destruction de l'arsenal chimique syrien au moment où l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) vient d'adopter un plan de destruction d'ici la mi-2014.

Tirana, par la voix du premier ministre Edi Rama, affirme ne pas avoir les « capacités nécessaires » pour cette opération comme le souhaitent les États-Unis.

L'OIAC et les États-Unis ont pris note de la décision albanaise. Des sources proches de l'OIAC affirment que « les États-Unis ont d'autres possibilités », sans préciser à quels pays on allait s'adresser.

L'OIAC voudrait faire sortir de Syrie la majeure partie des armes chimiques, 1300 tonnes de gaz de combat - gaz sarin, gaz moutarde et autres agents innervant - d'ici le 31 décembre, pour les détruire à l'étranger avant la fin de l'an prochain.

Le démantèlement de cet arsenal intervient après un accord en septembre entre la Russie, alliée de la Syrie, et les États-Unis, à la suite d'une attaque chimique dans les faubourgs de Damas le 21 août dernier. Plus d'un millier de personnes y avaient trouvé la mort, selon Washington.

L'armée syrienne en route vers Alep

Sur le terrain, les troupes régulières ont réussi vendredi à prendre la dernière localité menant aux faubourgs du sud-est d'Alep, près de l'aéroport de la grande ville du nord de la Syrie, selon la télévision d'État.

Il s'agit d'une victoire qui s'ajoute à l'avancée depuis une semaine des forces gouvernementales dans différentes régions du pays, notamment autour de la capitale, Damas.

Alep était considérée avant le conflit en 2011 comme un véritable poumon économique de la Syrie. Elle est partiellement tombée en 2012 aux mains des rebelles sunnites et djihadistes étrangers.

Les forces loyalistes, soutenues par le Hezbollah chiite libanais, regagnent du terrain, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) basé à Londres et qui affirme s'appuyer sur un réseau d'activistes, de médecins et de sources militaires en Syrie.

L'armée avait déjà délogé les rebelles d'une base militaire au nord de l'aéroport d'Alep la semaine dernière. La position avait même changé plusieurs fois de mains au terme de violents combats.

Des combattants islamistes du Front al Nosra et de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont fini par se replier.

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