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14/11/2013 11:15 EST | Actualisé 14/01/2014 05:12 EST

Tournée de Slayer au Québec: 11 questions à Kerry King

Courtoisie

Les quatre musiciens de la formation californienne Slayer refont un détour en novembre par Québec et Montréal pour une courte tournée nord-américaine de cinq semaines dédiées aux albums parus entre 1983 et 1990, soit Show No Mercy, Hell Awaits, Reign in Blood, South of Heaven et Season In The Abyss.

Juste avant de monter sur la scène du Shaw Conference Center d'Edmonton, le guitariste fondateur de Slayer Kerry King a répondu à nos questions.

Huffington Post Québec: Pourquoi avez-vous pris la décision de faire une mini-tournée nord-américaine, sans nouvel album à présenter?

Kerry King : Nous aurions dû le faire bien avant, c'est très stimulant de refaire des chansons de nos débuts, mais c'est surtout avec l'idée de terminer l'année sur une note positive que cette petite tournée a été programmée... Nous entrons en studio en janvier prochain et une virée automnale au Canada et dans les villes du nord des États-Unis nous semblait appropriée juste avant d'enregistrer notre onzième disque.

HPQ: De quelle façon le deuil de Jeff Hanneman (l'autre guitariste fondateur de Slayer décédé en mai dernier) se vit à l'intérieur de Slayer, et particulièrement sur scène?

Kerry King : J'y pense souvent, c'est triste qu'il soit mort aussi jeune, nous avons tant vécu de trucs ensemble... Chaque soir, nous lui rendons hommage entre les chansons et un t-shirt spécial en l'honneur de Jeff est disponible pour les fans. Nous ne voulons pas transformer nos concerts en session de déprime collective, mais c'est sain de penser à lui sobrement, sans tomber dans le ridicule.

HPQ: Vous entrez en studio en janvier, vous avez des détails à nous révéler concernant cet album?

Kerry King : Tu es chanceux, je ne réponds jamais à ce genre de question, sauf là! En fait, nous n'avons pas le titre, on a enregistré exactement treize morceaux en guise de démo et le reste sera décidé en studio. Aussi, je devine ta prochaine question et confirme que Jeff Hanneman apparaîtra sur le disque.

HPQ: Pendant que Metallica termine depuis quelques années ses concerts en lâchant des ballons de plage dans la foule et prêchant l'amour universel, Slayer refuse de ralentir le tempo et continu de faire des grimaces à la caméra... Comment expliquer l'indéfectible authenticité de Slayer qui ravit tant ses fans?

Kerry King : Bonne et amusante question... À laquelle je réponds toujours qu'un groupe ou un musicien ne choisit jamais de devenir populaire, ce sont les fans qui décident pour nous. Nous sommes ce que nous sommes parce que nous le voulons ainsi, mais aussi parce que les gens nous aiment ainsi. Je ne voudrais pas commenter inutilement le cas de Metallica, mais c'est facile de deviner que Slayer demeure et demeurera Slayer, tant et aussi longtemps que les gens nous aimeront ainsi.

HPQ: En parcourant l'œuvre et les textes de Slayer, on déduit que vous n'avez pas vraiment peur du Diable, ni même de Dieu... Mais qu'en est-il, d'un acte terroriste durant l'un de vos concerts? Avec la violence dans la plupart de vos chansons, sans compter l'attention sur vous depuis la parution de la chanson Jihad Song en 2006, ne ressentez-vous jamais la menace terroriste au moment de monter sur scène?

Kerry King : Jamais! Soyons réalistes, il existe des centaines de milliers d'endroits plus propices pour un kamikaze pour se faire sauter que l'un de nos concerts... On ne peut jamais dire jamais, mais je n'ai pas peur du tout.

HPQ: Les gars de Slayer connaissent bien la province de Québec pour l'avoir parcouru maintes fois. Vous avez en mémoire un moment particulier d'un passage dans La Belle Province?

Kerry King : Je vais me souviendrai jusqu'à ma mort d'un concert à Verdun, un soir magique, une foule intimidante, une sonorisation épouvantable et délicieuse à la fois, j'y repense avec frissons. Si je me souviens bien, c'était pour South of Heaven à l'Auditorium de Verdun en 1988... Et pour Québec, je pense surtout à la qualité des restaurants et au fait que la culture métal est forte!

HPQ: À quand un documentaire sur Slayer avec des images d'archives, des entrevues et les coulisses? Comme Rush ou Iron Maiden, n'avez-vous jamais souhaité travailler avec Sam Dunn, le cinéaste-anthropologue du métal?

Kerry King : Non, ce n'est vraiment pas une volonté au sein du groupe actuellement... Par contre, je sais qu'on a confirmé une rencontre avec lui dans les prochaines semaines pour un autre projet.

HPQ: Personnellement, quelles sont vos chansons favorites en concert?

Kerry King : C'est variable, mais Raining Blood et Necrophiliac sont actuellement mes deux préférées.

HPQ: Un commentaire sur l'arrivée de Paul Bostaph et Gary Holt en remplacement du regretté Jeff Hanneman et Dave Lombardo qui n'est plus un membre en règle de Slayer depuis le 30 mai dernier?

Kerry King : Je connais Paul et Gary depuis plus de 20 ans, se sont les meilleurs pour les remplacer, j'en ai la certitude. Présentement, j'aime particulièrement le style raffiné de Paul à la batterie et je nous souhaite longue vie à nous quatre... Le reste, je m'en fous!

HPQ: Concernant l'histoire de l'araignée qui a mordu Jeff Hammeman et qui l'aurait mené à une longue agonie, que penser de cette mort attribuée à une bactérie mangeuse de chair au bras causée par cette morsure?

Kerry King : Difficile de répondre à plusieurs questions dans ce drame. Personne ne sait véritablement et malgré les efforts déployés par les médecins et autres spécialistes, il semble que nous ne connaîtrons jamais les véritables causes du décès de Jeff.

HPQ: En terminant, un commentaire sur 13, le dernier disque de Black Sabbath paru l'été dernier, un moment inespéré dans l'histoire du métal avec le retour d'Ozzy Osbourne après une absence de 35 ans!

Kerry King : Sérieusement? Je n'ai pas écouté... En fait, pour dire vrai, j'ai entendu une chanson l'autre jour par hasard et j'ai immédiatement reconnu la touche de Tomy Iommi à la guitare, mais j'ai été incapable d'écouter plus de 3 minutes, beaucoup trop de place aux chants!

Slayer en concert avec Gojira et 4ARM le samedi 23 novembre au CEPSUM (centre sportif de l'Université de Montréal) et au Pavillon de la jeunesse à Québec, le dimanche 24 novembre.