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14/11/2013 05:39 EST | Actualisé 14/01/2014 05:12 EST

Paul McCartney demande à Poutine de libérer les militants de Greenpeace

Paul McCartney est intervenu auprès du président russe Vladimir Poutine pour lui demander de libérer les 30 membres de Greenpeace, dont deux Canadiens, arrêtés près d'une plateforme de forage pétrolier de Gazprom dans l'Arctique, pendant une manifestation, il y a deux mois.

L'ancien membre des Beatles a publié sur son site Internet une lettre envoyée au président Poutine le 14 octobre dernier. Sur un ton très amical, il lui demande d'intervenir dans ce dossier « pour mettre un terme à cette affaire ».

Dans sa lettre, il dit avoir écrit la chanson Back in the U.S.S.R. dans les années 1960, pour le White Album des Beatles, « à l'époque où ce n'était pas à la mode, pour les Anglais, de dire de belles choses au sujet de votre pays ». Il rappelle à Vladimir Poutine avoir joué cette pièce il y a dix ans sur la place Rouge de Moscou.

En citant les paroles de la chanson, McCartney demande s'il pouvait faire en sorte que ce soit possible pour les militants de Greenpeace.

Or, le chanteur n'a toujours pas obtenu de réponse de la part du président.

Il a écrit sur son site web qu'il serait formidable que les protestataires puissent rentrer chez eux pour Noël, à la suite de ce qu'il a qualifié de malentendu.

Il vient à la défense de l'organisation écologiste en affirmant qu'elle est pacifique et jugeant que « la non-violence est une part essentielle de ce qu'ils sont. »

Il ajoute que Greenpeace « n'est certainement pas une organisation antirusse ». Il précise que l'organisation a « tendance à embêter tous les gouvernements et ils n'acceptent jamais d'argent d'aucun gouvernement ou d'entreprises. »

Arrêtés par la garde côtière russe, les 30 militants de l'organisation écologiste Greenpeace sont accusés de vandalisme (hooliganisme). Ils s'exposent à sept ans de détention.

Les deux Canadiens inculpés sont le Montréalais Alexandre Paul et l'Ontarien Paul Ruzycki, de Port Colborne.

En septembre, une manifestation organisée par Greenpeace avait eu lieu devant le consulat de la Russie à Montréal, pour protester contre leur emprisonnement.

Les militants avaient escaladé la plateforme de la société pétrolière Gazprom, premier site russe d'exploitation pétrolière dans l'Arctique, dans le but de dénoncer les risques écologiques liés à l'extraction du pétrole dans cette zone aux écosystèmes fragiles.

La plateforme doit entrer en service en 2014 et devrait produire 6 millions de tonnes de pétrole par année d'ici 2019.

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