NOUVELLES
14/11/2013 12:59 EST | Actualisé 14/01/2014 05:12 EST

Les proprios du baseball acceptent que les reprises vidéo servent davantage

ORLANDO, États-Unis - Une autre vieille tradition du baseball est sur le point de disparaître: un gérant, au bord de l'hystérie, qui saute sur le terrain et se dirige à toute vitesse vers l'arbitre en chef pour le confronter nez-à-nez.

Désormais, la majorité des décisions prises sur le terrain l'an prochain seront assujetties à la reprise vidéo, sous la supervision des arbitres à New York.

Les propriétaires des clubs du Baseball majeur ont accepté par vote d'élargir considérablement l'étendue des reprises vidéo en vue de la prochaine saison.

Ils ont accepté de financer l'expansion des reprises lorsqu'ils se sont réunis, jeudi. Les propriétaires prévoient adopter des règles plus précises lors de leur prochaine rencontre, le 16 janvier à Paradise Valley, en Arizona, après avoir complété les négociations avec les syndicats des arbitres et des joueurs.

«Nous avons posé un geste gigantesque aujourd'hui, a déclaré le commissaire Bud Selig. C'est une décision historique.»

Selig s'est longtemps opposé à la reprise vidéo et s'est distancé de cette pratique adoptée d'abord par la NFL en 1986, puis par la LNH en 1991, la NBA en 2002 et Wimbledon en 2006. Même la Série mondiale des petites ligues a instauré la reprise vidéo en 2008.

Les Ligues majeures ont adopté la reprise vidéo en août 2008, mais de manière limitée; pour déterminer si une longue balle est valide et a franchi la clôture du champ extérieur.

Désormais, la totalité — virtuelle — des décisions seront admissibles à la reprise vidéo, sauf les balles et les prises, les élans retenus et certaines fausses balles.

«Les retraits forcés, les décisions sauf/retiré au premier coussin, les balles en jeu/fausses balles passées un coussin, tous ces jeux seront admissibles», a expliqué Rob Manfred, le chef de l'exploitation du Baseball majeur.

En conséquence, il ne devrait plus y avoir de décision controversée, comme celle de Don Denkinger au premier but qui fut le point tournant du match no 6 de la Série mondiale de 1985, ou la mauvaise décision de Jim Joyce qui a empêché l'artilleur des Tigers de Detroit Armando Galarraga de réaliser un match parfait en 2010.

«Nous voulons prendre plus de bonnes décisions, celles qui comptent», a ajouté Manfred.

Manfred a indiqué qu'il est probable que des arbitres actifs et à la retraite prendront les décisions à la suite de jeux contestés, après avoir étudié la vidéo à New York.

Un gérant aura droit à un maximum de deux contestations par match. Si un gérant n'a plus de contestation, les arbitres pourraient quand même demander eux-mêmes une révision sur vidéo.

Par ailleurs, les propriétaires ont approuvé à l'unanimité le choix de Ray Davis pour succéder à Nolan Ryan à titre de propriétaire majoritaire des Rangers du Texas.

Les Ligues majeures ont également refusé la proposition de réforme du processus d'embauche de joueurs autonomes en provenance du Japon, remettant en doute la possibilité que l'artilleur étoile Masahiro Tanaka soit disponible sur le marché des joueurs autonomes pendant la saison morte.

Enfin, Selig a dit que même s'il est satisfait que les Blue Jays de Toronto et les Mets de New York aient accepté de disputer un match préparatoire à Montréal, il ne devrait pas y avoir d'attentes pour le retour permanent d'une équipe dans la métropole.

«Nous n'avons pas de club qui soit sur le point de déménager et nous n'avons certainement pas de plan d'expansion», a-t-il dit.

PLUS:pc