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14/11/2013 11:48 EST | Actualisé 14/01/2014 05:12 EST

Le Hezbollah restera en Syrie « le temps qu'il faudra »

Le Hezbollah combattra aux côtés des forces gouvernementales syriennes aussi longtemps qu'il le faudra, a promis jeudi son chef de file, Hassan Nasrallah.

« Tant que nous aurons des raisons [de combattre en Syrie], nous y maintiendrons notre présence », a dit le secrétaire général du Hezbollah, dans un discours prononcé devant plusieurs dizaines de milliers de chiites libanais marquant l'Achoura - la commémoration du martyre de l'imam Hussein - dans le sud de Beyrouth, fief de son organisation.

« Nos combattants sont présents sur le sol syrien [...] pour affronter tous les dangers créés par les attaques internationales, régionales et celles des infidèles contre ce pays et la région », a-t-il poursuivi, évoquant les étrangers engagés aux côtés des islamistes syriens.

Les combattants du Hezbollah ont joué un rôle de premier plan dans la prise de Koussaïr, ville proche de la frontière libanaise, en juin dernier, qui a renversé le rapport de force au profit de l'armée syrienne.

Selon l'opposition, ils luttent également aux côtés des forces gouvernementales au sud de la capitale, Damas, et à Alep, la grande ville du Nord.

La guerre civile syrienne qui fait rage depuis deux ans et demi a exacerbé l'antagonisme entre les pays sunnites favorables aux insurgés, comme la Turquie et les monarchies du Golfe, et l'Iran chiite allié de Damas et du Hezbollah.

Au Liban, le conflit a par ailleurs accentué les tensions intercommunautaires et provoqué une crise politique majeure. Le premier ministre, Najib Mikati, a démissionné en mars, mais aucun gouvernement n'a pu être formé depuis.

S'adressant indirectement aux partis sunnites concurrents du Hezbollah, Hassan Nasrallah a jugé inutile de lier la formation du nouveau gouvernement à un retrait des miliciens chiites engagés en Syrie.

Le mouvement ne va pas marchander l'avenir de la région « pour quelques portefeuilles ministériels inutiles », a-t-il dit. Le Hezbollah comptait deux ministres dans le gouvernement Mikati.

Hassan Nasrallah, qui se montre rarement en public pour des raisons de sécurité, l'a fait deux fois en deux jours.

Il avait déjà pris la parole mercredi soir dans le même faubourg du sud de Beyrouth, théâtre à la mi-août d'un attentat qui a fait 24 morts, pour accuser certains pays arabes de se ranger aux côtés d'Israël en s'opposant à la conclusion d'un accord international sur le programme nucléaire iranien.

Reuters

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