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14/11/2013 01:32 EST | Actualisé 14/01/2014 05:12 EST

La Norvège envoie des navires en Syrie pour récupérer l'arsenal chimique

WASHINGTON - La Norvège est devenue jeudi le premier pays à confirmer qu'elle déploiera des hommes en Syrie pour aider l'ONU à détruire l'arsenal chimique du régime de Bachar el-Assad.

Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Borge Bende, a indiqué que son navire dépêchera vers des ports syriens un cargo civil et une frégate militaire pour emporter les armes vers une autre destination.

Lors d'une entrevue avec l'Associated Press, M. Bende a estimé que la Norvège a l'obligation de contribuer à la destruction de l'arsenal syrien. Cinquante hommes accompagnent normalement une frégate et M. Bende a reconnu que cette opération comporte sa part de risques.

«Mais ce qui est définitivement dangereux et ce qui représente une menace pour l'humanité est de voir des armes de destruction massive entre les mains d'individus prêts à les utiliser contre leur propre peuple, a-t-il dit à Washington, où il devait rencontrer le secrétaire d'État John Kerry et d'autres parlementaires. Le risque doit être évalué dans le contexte d'avoir ces armes de destruction massive à cet endroit.»

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) planche toujours sur la destruction de l'arsenal du régime Assad. Le Danemark pourrait offrir une aide similaire à celle de la Norvège et attend le feu vert parlementaire.

L'OIAC espère annoncer dès vendredi comment elle s'y prendra pour retirer les armes du pays d'ici mars 2014 et ensuite les détruire. Les responsables n'ont pas encore confirmé que la destruction se fera à l'extérieur de la Syrie, même s'ils ont déjà déclaré que cela semble «l'option la plus viable».

La Syrie posséderait quelque 1000 tonnes métriques d'armes chimiques, notamment du gaz moutarde et du gaz sarin. Le gouvernement syrien a respecté l'échéancier du 1er novembre avant lequel il devait rendre inactives toute les installations de production d'armes chimiques.

M. Brende a expliqué qu'on ne sait pas encore quels ports syriens seront utilisés. La frégate assurera la protection du matériel, et il a refusé de dire où les armes seront emmenées pour être détruites.

L'Albanie a été évoquée comme destination possible, puisque le pays a déjà détruit son propre arsenal. Quelque 5000 Albanais ont manifesté jeudi devant le parlement et devant le bureau du premier ministre pour dénoncer cette éventualité. Quiconque accueillera l'arsenal chimique peut s'attendre à une aide importante des États-Unis, de la Russie et des autres puissances mondiales.

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