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13/11/2013 05:55 EST | Actualisé 13/01/2014 05:12 EST

Une commission parlementaire à angle économique sur Enbridge

Le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, a déclaré mercredi que le débat à propos de l'inversion du flux pétrolier de la ligne 9B par la compagnie Enbridge est d'abord économique.

M. Blanchet a affirmé que c'est pour cette raison que ce sera sa collègue Élaine Zakaïb, ministre déléguée à la Politique industrielle, qui pilotera les audiences d'une commission parlementaire mandatée sur le sujet.

L'an dernier, le prédécesseur péquiste de M. Blanchet, Daniel Breton, avait été le premier membre du gouvernement à sonner l'alarme au sujet de ce projet de l'entreprise Enbridge. Par la suite, la première ministre Pauline Marois et son homologue albertaine Alison Redford avaient convenu de former un comité conjoint sur la question.

Mercredi, M. Blanchet a déposé un rapport du comité après avoir présenté une motion pour mandater la commission parlementaire de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles.

Le ministre a rappelé que cette décision de mandater la commission parlementaire s'explique par le fait que le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) n'aurait pas la juridiction sur le projet d'Enbridge, qui relève des autorités fédérales.

M. Blanchet a expliqué que depuis l'an dernier, les avis ont évolué au sein du conseil des ministres.

Mercredi, lors d'un point de presse, M. Blanchet a reconnu que les principales préoccupations exprimées contre le projet d'inversion du flux de l'oléoduc 9B d'Enbridge concernaient des enjeux environnementaux, ce qui n'empêche pas le gouvernement de l'aborder sous l'angle économique.

« Mme Zakaïb siège [sur la commission parlementaire] comme ministre du gouvernement, parce que c'est d'abord un dossier à caractère économique, dans lequel le ministère de l'Environnement intervient pour assurer la sécurité des citoyens », a-t-il dit.

« Les débats sur le dossier d'Enbridge ont toujours eu une forte orientation environnementale, parce que les inquiétudes sont environnementales. S'il n'y avait pas d'inquiétudes environnementales, ça aurait été une négociation sur une base strictement économique. »

Les travaux se tiendront du 26 novembre au 5 décembre.

La Presse Canadienne

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