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13/11/2013 02:04 EST | Actualisé 12/01/2014 05:12 EST

Nétanyahou brandit la possibilité d'une guerre avec l'Iran

Un mauvais accord sur le programme nucléaire iranien pourrait déboucher sur un conflit armé, a averti mercredi le premier ministre israélien, Benyamin
Nétahyahou.

Téhéran et le groupe dit P5+1, qui réunit les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne, semblaient sur le point de s'entendre au sujet de ce programme jugé suspect en fin de semaine dernière, à Genève.

Les négociations, qui suscitent une vive inquiétude en Israël, doivent reprendre le 20 novembre. Le projet d'accord débattu à Genève limiterait notamment les capacités d'enrichissement de l'Iran et ses stocks d'uranium enrichis à 20 % en échange d'un allègement des sanctions internationales.

Benyamin Nétanyahou a exhorté à plusieurs reprises les grandes puissances à continuer à faire pression sur la République islamique par le biais des sanctions. Il a en outre souvent brandi la menace d'une intervention militaire en cas d'échec de la diplomatie et des mesures de rétorsion.

Mercredi à la Knesset, le chef du gouvernement israélien a jugé le maintien des sanctions préférable à un mauvais accord ou à la guerre. « J'irais jusqu'à dire qu'un mauvais accord risque de mener à la deuxième alternative indésirable », a-t-il estimé.

Selon son ministre des Affaires stratégiques, Yuval Steinitz, le compromis provisoire envisagé à Genève allégerait de 20 à 40 % les sanctions internationales infligées à l'Iran.

L'allègement des sanctions globales, qui représentent environ 100 milliards de dollars par an, « serait, selon nous, compris entre 20 et 40 milliards », a-t-il déclaré devant le Club de la presse de Jérusalem. « C'est très important [...] Ce n'est pas le coeur des sanctions pétrolières et bancaires, mais c'est un soulagement très important pour les Iraniens », a-t-il dit.

A Vienne, Yukiya Amano, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a dit mercredi à Reuters qu'aucune évolution notable du programme nucléaire iranien n'avait été constatée au cours du dernier trimestre, malgré les signes d'ouverture du président Hassan Rohani, aux affaires depuis le mois d'août.

Reuters

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