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13/11/2013 04:57 EST | Actualisé 13/01/2014 05:12 EST

Malte veut vendre sa citoyenneté pour 865 000 $

AFP

VALLETTA, Malte - Dans un effort pour réduire le déficit budgétaire de Malte, les parlementaires ont adopté, mercredi, un projet de loi prévoyant la vente de la citoyenneté maltaise pour environ 865 000 $, et ce sans presque aucune obligation.

Cette nouvelle mesure devrait entrer en vigueur d'ici quelques semaines.

Les élus du Parti nationaliste, qui forment l'opposition officielle, ont promis d'abroger la loi et de retirer leur nationalité à tous ceux qui l'auraient obtenue de cette manière s'ils étaient reportés au pouvoir.

Le premier ministre Joseph Muscat estime que la vente de la citoyenneté rapportera chaque année quelque 30 millions d'euros au gouvernement, et contribuera ainsi à réduire le déficit budgétaire du pays.

À Bruxelles, le porte-parole de l'Union européenne pour les Affaires intérieures, Michele Cercone, a souligné que Malte et les autres États membres avaient l'entière compétence pour décider de la façon dont ils souhaitaient accorder leur nationalité aux étrangers.

Toute personne âgée de 18 ans et plus qui versera une telle somme pourra devenir un citoyen maltais. Une enquête sur le passé criminel du candidat sera notamment menée mais la loi ne l'obligera pas à investir ou résider sur l'île de 418 000 habitants.

Ces citoyens seront admissibles à l'achat de passeport maltais pour leurs proches immédiats en échange de 25 000 euros.

Le gouvernement, formé par le Parti travailliste, a dit ne pas avoir l'intention de publier la liste des nouveaux citoyens ayant ainsi acheté leur nationalité, mais l'opposition a de son côté promis de le faire si possible.

Le premier ministre Muscat a soutenu que ces citoyens fortunés contribueraient à améliorer l'économie de Malte.

Selon une entreprise privée chargée de faire la promotion de l'achat de citoyenneté par le gouvernement, cette offre devrait attirer chaque année entre 200 et 300 acheteurs.

Le leader de l'opposition, Simon Busuttil, a de son côté qualifié l'adoption du projet de loi de «jour noir pour la démocratie», évoquant la possibilité de lancer une pétition pour forcer la tenue d'un référendum et abroger cette loi.

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