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13/11/2013 11:56 EST | Actualisé 13/01/2014 05:12 EST

Lance Armstrong ne mérite pas une peine réduite, selon le président du CIO

JOHANNESBURG - Le président du CIO Thomas Bach est contre une réduction de la peine de Lance Armstrong, alors qu'il a déclaré que les appels à la clémence à l'endroit du cycliste déchu sont «trop peu, trop tard».

Après avoir incité l'Agence mondiale antidopage à instaurer des sanctions plus sévères pour les tricheurs, Bach a déclaré à l'Associated Press qu'Armstrong n'avait pas encore fait «de vrais aveux» et que sa suspension à vie ne devrait pas être réduite.

Armstrong a laissé entendre qu'il pourrait collaborer avec une commission qui enquêterait sur le dopage dans le cyclisme, en retourd'une réduction de sa sanction.

«Je ne me sentirais pas à l'aise avec cela parce que c'est trop peu, trop tard. Ce n'était même pas de vrais aveux», a déclaré Bach à AP après avoir prononcé une allocution devant les délégués de la Conférence mondiale sur le dopage dans le sport.

«Tenter maintenant de conclure un marché après que tout ait été prouvé, et maintenant qu'il réalise qu'il ne s'en tire pas — ceci n'est pas la meilleure façon d'obtenir la réduction d'une sanction ou d'inciter la clémence», a-t-il ajouté.

Bach soutient les efforts du cyclisme pour mettre sur pied un processus ouvert pour tenter d'exorciser son passé entaché par le dopage. Le cyclisme et le dopage sont un des principaux sujets dont on discute en coulisses à la conférence.

Bach a indiqué à AP qu'il rencontrera Brian Cookson, le nouveau président de l'UCI, mercredi ou jeudi à Johannesburg. L'UCI a approché le CIO afin de se faire conseiller en matière d'antidopage, a dit Bach.

«Je crois que le cyclisme a décidé de saisir l'occasion pour solidifier sa lutte contre le dopage, a affirmé Bach. De ce que j'ai vu et entendu jusqu'ici, l'UCI s'en va vraiment dans la bonne direction.»

Par ailleurs, Bach s'est demandé si les tests d'urine et sanguins traditionnels sont encore la meilleure façon d'attraper les tricheurs.

On s'attend à ce que l'AMA examine de nouveau certaines de ses approches en matière de tests. Cette discussion survient après qu'un rapport publié cette année eut révélé que les tests sont généralement inefficaces, comme en témoigne le fait qu'aucun test effectué sur Armstrong ne se soit avéré positif.

«N'est-il pas temps qu'on détermine, par exemple, si les tests sanguins et d'urine sont vraiment la meilleure solution?, a demandé Bach aux délégués. Y aurait-il d'autres méthodes, qui sont encore plus fiables, plus durables, plus efficaces et peut-être même moins intrusives?»

Bach, qui a succédé à Jacques Rogge en septembre, s'est dit en faveur de sanctions plus longues pour les fautes graves en matière de dopage, soit quatre ans au lieu de deux.

On s'attend à ce que l'AMA approuve le passage aux suspensions de quatre ans cette semaine, ainsi que d'autres modifications au code mondial antidopage. Le nouveau code sera en vigueur à partir du 1er janvier 2015, à temps pour les Jeux olympiques d'été de 2016.

Les suspensions de quatre ans permettront de s'assurer que les tricheurs rateront les Jeux olympiques au moins une fois, un facteur important aux yeux de Bach.

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