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13/11/2013 11:14 EST | Actualisé 13/01/2014 05:12 EST

Geneviève Sabourin est condamnée à 30 jours de prison pour outrage au tribunal (VIDÉOS)

NEW YORK, États-Unis - Accusée d'avoir harcelé Alec Baldwin, la comédienne québécoise Geneviève Sabourin a décrit sa rencontre pour un dîner avec l'acteur américain comme «un rendez-vous de rêve».

Un vendredi soir de février 2010, M. Baldwin aurait été chercher la Québécoise à l'hôtel de luxe où elle logeait, l'ayant aidée à y réserver une chambre. Il l'aurait surprise avec des billets pour un spectacle sur Broadway et l'aurait emmenée à un dîner intime. Ils auraient ensuite passé une nuit romantique remplie de promesses sur leur avenir commun.

Le témoignage de Sabourin, mercredi, tranchait fortement avec la version des faits que l'acteur avait donnée la veille.

«Suis-je naïve, stupide? Je ne sais pas. Vous pouvez rire autant que vous le voulez, mais je l'ai cru», a-t-elle lancé.

Après avoir passé les derniers jours à interrompre constamment les avocats et les témoins à son procès, la comédienne de 41 ans a pu s'avancer à son tour pour présenter sa version de l'histoire. Ces débordements lui ont valu, mardi, une condamnation à 30 jours de prison pour outrage au tribunal.

Alec Baldwin affirme que leur dîner, en 2010, n'était rien de plus qu'un simple repas amical. Mais Sabourin se serait accrochée et l'aurait harcelé en l'appelant et en lui envoyant des courriels non désirés avant de se présenter sans invitation à ses résidences de Manhattan et des Hamptons.

«C'était cauchemardesque», a déclaré l'acteur de 55 ans.

Geneviève Sabourin a affirmé que ce que le comédien décrit comme du harcèlement n'était rien d'autre, pour elle, que le dénouement d'une relation romantique et sexuelle, ce que M. Baldwin nie.

Celui-ci a admis avoir partagé un repas avec Sabourin afin de la conseiller sur le métier d'actrice, à la demande du producteur de «Scarface», Martin Bregman. Il nie cependant l'avoir emmenée voir un spectacle.

«Je suis peut-être agaçante, mais je ne le fais pas par exprès ou dans cette intention. Je cherche la vérité», a-t-elle soutenu.

Les conclusions finales doivent être présentées jeudi. La comédienne devra passer ses nuits derrière les barreaux pendant les prochains jours de son procès, le juge Robert Mandelbaum l'ayant condamnée à la prison pour outrage au tribunal.

Le juge avait averti la Québécoise à plusieurs reprises de cesser de passer des commentaires à voix haute. Elle a malgré tout continué d'interrompre, se justifiant en disant qu'elle ne faisait pas confiance à son avocat.

En apprenant la décision du juge, Sabourin s'est lancée dans un discours sur la pression qu'elle subit pendant le procès et sur la douleur de devoir écouter ce qu'elle a qualifié de fausses accusations. Elle s'est ensuite décrite comme «une personne qui est complètement épuisée, humiliée, abattue, détruite, seule».

L'accusée a ajouté, pendant son témoignage, qu'Alec Baldwin l'avait draguée dès leur première rencontre en 2000, sur le plateau de la comédie de science-fiction «The Adventures of Pluto Nash» («Les aventures de Pluto Nash»), où elle travaillait comme relationniste alors qu'il tenait un petit rôle dans le film.

Sabourin dit lui avoir laissé un message pour un lunch en 2006, mais a précisé n'avoir plus entendu parler de lui avant le début de 2010, lorsque le producteur Martin Bregman a demandé à l'acteur de l'appeler afin de la conseiller sur la façon d'obtenir du travail dans la série «30 Rock», dans laquelle M. Baldwin tenait la vedette.

Selon la Québécoise, le comédien s'est alors mis à lui téléphoner à tous les jours, toujours à partir de numéros confidentiels. Il l'aurait invitée à New York et aurait planifié des dîners et des séjours à sa résidence des Hamptons.

Elle dit avoir acheté son propre billet d'avion et payé sa chambre d'hôtel. «Je voulais garder mes distances», a-t-elle avancé.

Mais après leur vendredi soir passé ensemble, il est parti pour les Hamptons sans elle, a raconté Geneviève Sabourin.

Au cours des deux années suivantes, a-t-elle poursuivi, ils ont entretenu une relation houleuse à travers des courriels et des appels, passant de l'élaboration de plans pour se réunir de nouveau à un coup de fil tendu concernant un courriel qu'il lui avait adressé pour lui dire que sa copine voulait qu'elle les laisse tranquille.

Alec Baldwin a déclaré que c'était ce qu'il avait voulu dès les premiers messages d'amour, admettant tout de même avoir envoyé quelques courriels amicaux. Il a dit qu'il s'agissait là d'efforts pour la dissuader de continuer.

Sabourin a déjà affirmé que son rendez-vous avec l'acteur s'était terminé par une relation sexuelle, mais n'a pas apporté de précision sur ce point pendant son témoignage, mercredi.

Par ailleurs, un autre artisan de Hollywood a été impliqué dans le procès: le producteur Martin Bregman, qui était de la production de «Pluto Nash».

M. Baldwin a soutenu à la barre des témoins que la Québécoise était la maîtresse de M. Bregman. Celui-ci a cependant affirmé plus tard, par téléphone, qu'il n'avait jamais eu de liaison avec elle et que la déclaration de l'acteur l'avait laissé stupéfait.

Geneviève Sabourin a elle aussi assuré n'avoir jamais eu de relation romantique avec le producteur.

Martin Bregman a indiqué à l'Associated Press qu'il croyait qu'Alec Baldwin avait trouvé Sabourin jolie, mais qu'il ne savait pas s'il s'était passé quelque chose entre les deux.

Les procureurs ont inclus Bregman sur leur liste de témoins potentiels, mais ils ne l'ont pas appelé parce qu'il leur a dit n'avoir que très peu de choses à dire sur cette affaire.

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