Les contrats entre Yves Desgagnés et Pauline Marois soulèvent des questions

Publication: Mis à jour:
PAULINE MAROIS ALEX SALMOND
CP

Le réalisateur Yves Desgagnés a obtenu deux contrats de communication avec la première ministre du Québec au cours de la dernière année et Pauline Marois savait qu'il préparait un documentaire à son sujet lorsqu'elle l'a embauché.

Le soir des élections générales, le 4 septembre 2012, Yves Desgagnés a obtenu la confiance de la première ministre Marois. Quatre mois après avoir pris le pouvoir, elle l'a embauché à titre de consultant. Deux contrats ont été signés pour un montant total d'environ 30 000 $.

Le mandat de M. Desgagnés se résume en deux mots, placés entre guillemets : « Analyse-conseil ».

Pauline Marois savait avant la signature du deuxième contrat qu'Yves Desgagnés préparait un documentaire à son sujet.

La députée libérale Lise Thériault a mis la main, par l'entremise de la loi d'accès à l'information, sur ces contrats. « Mme Marois a payé quelqu'un avec des fonds publics pour payer quelqu'un qui faisait une production de film sur son élection comme première première ministre du Québec », affirme Mme Thériault.

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, Yves Desgagnés a réalisé plusieurs entrevues avec Pauline Marois durant l'été. Il affirme ensuite avoir travaillé au montage tout l'été, sept jours sur sept, pour préparer son documentaire. Il était alors sous contrat.

« S'il a passé tout l'été en montage de La première, pourquoi le gouvernement l'a payé 5000 $ par mois? » demande Lise Thériault.

« C'est vrai qu'il travaillait à temps plein pour son documentaire, mais pour nous il offrait des services occasionnels », soutient le directeur de communications au cabinet de la première ministre, Julien Lampron.

M. Lampron jure que le gouvernement n'a pas investi un sou dans la production du documentaire.

Yves Desgagnés offrait beaucoup de conseils, c'est pourquoi il a obtenu une augmentation de ses honoraires entre le premier et le deuxième contrat. « C'était plus un rééquilibrage par rapport au premier contrat sur la quantité de conseils qu'il offrait », explique M. Lampron.

Les contrats sont courts et offrent très peu de détails. Le bureau de la première ministre n'a pas voulu élaborer sur le type ou le nombre d'interventions qu'a pu faire M. Desgagnés dans le cadre de ses mandats.

Avec les informations de Martine Biron

À lire aussi sur le HuffPost Québec

Close
Le meilleur et le pire du gouvernement Marois
sur
Partager
Tweeter
PUBLICITÉ
Partager
fermer
Image affichée

Suggérer une correction