POLITIQUE
12/11/2013 09:40 EST | Actualisé 12/01/2014 05:12 EST

Silos: Régis Labeaume accuse Arrimage Québec d'avoir menti

PC

Le maire de Québec a rencontré la presse mardi matin à l'hôtel de ville pour faire le point au sujet du dossier controversé du projet de terminal de granules de bois d'Arrimage Québec, à l'anse au Foulon.

Après avoir admis lundi qu'il avait mal évalué l'ampleur du projet qui lui avait été présenté au début octobre, le maire Labeaume y est allé mardi d'une charge contre la compagnie Arrimage Québec.

Le maire Labeaume a accusé l'entreprise d'avoir menti au sujet du projet de terminal de granules. Il a estimé que tout était ficelé à l'avance relativement à ce projet.

Régis Labeaume a ajouté qu'il souhaitait rétablir la vérité concernant le projet d'Arrimage Québec.

« Il faut commencer par dire la vérité à matin là [...] il y a des limites aux agissements d'Arrimage Québec », a-t-il lancé.

« On a connu l'épisode du nickel, de la poussière rouge. Alors, là, Arrimage Québec va construire ça contre l'avis de la population, contre l'avis du gouvernement du Québec, contre l'avis de la Ville de Québec? Moi, je suis en colère », a lancé le maire.

Plus de détails à venir.

Régis Labeaume a admis lundi avoir pris connaissance du projet de terminal de granules de bois d'Arrimage Québec à l'anse au Foulon au début octobre, sans toutefois mesurer l'ampleur de ce qui lui avait été présenté. Le maire a reconnu « en avoir échappé une. »

En marge du dévoilement du nouveau comité exécutif à l'Hôtel de Ville de Québec, le maire a fait savoir qu'il avait eu droit à une présentation du projet le 3 octobre.

Régis Labeaume a affirmé que le projet de deux énormes silos le long du boulevard Champlain, dont la construction a commencé depuis plus de trois semaines, est cependant loin de ressembler à celui auquel il s'attendait.

La dimension et le gabarit des silos prévus dans le projet, c'est-à-dire deux structures d'une hauteur de 45 mètres, lui ont notamment échappé.

« La question que je me pose là, c'est : "Qu'est-ce que j'ai vu?" Quelle était la dimension de ça par rapport au reste de l'environnement? Visiblement, j'en ai échappé une ou je n'ai pas l'esprit spatial [...] Il y a un petit bout que j'ai échappé », a reconnu le maire de Québec.

Ce dernier a néanmoins fait savoir qu'il se souvenait avoir dit à la direction du Port de Québec que le projet d'Arrimage Québec n'était pas acceptable dans sa forme actuelle. Régis Labeaume martèle d'ailleurs ces propos depuis quelques jours, répétant qu'un projet socialement acceptable doit être présenté à la population.

« Ça ne devait pas être ce projet-là, tel quel, qui devait se faire, selon moi », a dit lundi après-midi le maire de Québec.

Par ailleurs, une rencontre entre le maire Labeaume et la direction du Port de Québec qui était prévue lundi après-midi a été annulée, selon le quotidien Le Soleil.

Pour sa part, l'entreprise Arrimage Québec devrait tenir un point de presse mardi après-midi, à 14 h 30, pour expliquer son projet de 25 millions de dollars.

La ministre Maltais réagit

De son côté, la ministre responsable de la région de Capitale nationale, Agnès Maltais, a affirmé lundi avoir eu des doutes par rapport au projet d'Arrimage Québec lorsqu'elle a été mise au courant, il y a quelques jours.

Elle se questionne sur la démarche d'Arrimage Québec, qui dit respecter toutes les mesures de juridiction fédérale et répondre à toutes les exigences dans le processus d'évaluation environnementale.

« Ce n'est pas vrai que, sous prétexte que c'est territoire fédéral, le Port a le droit de faire n'importe quoi dans la capitale nationale. Ce n'est pas vrai », a affirmé Mme Maltais.

Rappelons que le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, reproche depuis quelques jours au Port de Québec de se cacher derrière la juridiction fédérale pour éviter un processus de consultation avec la population.

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