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12/11/2013 10:21 EST | Actualisé 12/01/2014 05:12 EST

Les victimes du SMSN ont des anomalies du tronc cérébral

BOSTON - Les bébés qui succombent au syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN) souffrent d'une anomalie du tronc cérébral et ne sont pas entièrement normaux avant leur décès, affirment des chercheurs de l'Hôpital pour enfants de Boston.

La neuropathologiste Hannah Kinney et son équipe ont démontré, au cours des 20 dernières années, que les nourrissons qui meurent subitement et sans explication, et dont le décès est souvent attribué au SMSN, présentent au niveau du tronc cérébral des différences chimiques qui les distinguent des enfants qui meurent d'autres causes.

Ces anomalies interfèrent avec les circuits du tronc cérébral qui contrôlent la respiration, le rythme cardiaque, la tension artérielle et la température corporelle pendant le sommeil. Les chercheurs croient que cela empêche les enfants de se réveiller s'ils commencent à respirer trop de dioxyde de carbone ou à surchauffer.

La docteure Kinney et ses collègues ont procédé à une nouvelle analyse de leurs données. Ils ont découvert que même les enfants qui dormaient dans des conditions dangereuses lors de leur mort subite — comme, par exemple, avec une autre personne dans le lit ou sur le ventre, le visage dans l'oreiller — souffraient de ces anomalies.

Ces anomalies, expliquent les chercheurs, rendent les bébés vulnérables au moindre degré d'asphyxie. Les nourrissons qui sont morts alors qu'ils dormaient dans des conditions dangereuses n'étaient donc pas tous nécessairement normaux, ajoutent-ils.

Le but des chercheurs est de mettre au point un test permettant de déceler ces anomalies. D'ici là, ils mettent l'emphase sur la sécurité du bébé pendant son sommeil, pour empêcher qu'il ne se retrouve dans un situation d'asphyxie à laquelle il serait incapable de répondre.

Les conclusions de cette étude sont dévoilées dans le numéro de décembre du journal médical Pediatrics.

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