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11/11/2013 03:05 EST | Actualisé 10/01/2014 05:12 EST

« Je penche pour la retraite » - Calvillo

Les Alouettes sont plus que jamais sur le point de tourner une des pages les plus importantes de leur histoire.

Un texte de Olivier Arbour-Masse Twitter Courriel

« Je veux encore jouer, mais en ai-je la capacité physique? » Pour la première fois, Anthony Calvillo a évoqué éloquemment la possibilité de se retirer dans les prochaines semaines à l'occasion du bilan de l'équipe, lundi, à Montréal.

« Je penche pour la retraite assurément, a expliqué le quart de 41 ans. Ces dernières années, j'y ai pensé souvent. Le fait que la commotion m'a tenu à l'écart du jeu pendant tant de semaines, ça pèse dans la balance. Ce qui me tracasse le plus, c'est de ne pas être encore pleinement rétabli. »

Calvillo avait d'abord prévu revenir au jeu pour le dernier match de la saison, à Toronto, le 1er novembre. Mais il n'a pas encore chassé les symptômes de la commotion cérébrale subie le 17 août. Il ressent encore une certaine pression dans son crâne.

« J'en ai appris beaucoup sur les commotions et je sais que ma capacité à encaisser les coups diminue avec le temps. Le contact à l'origine de ma blessure n'était pas si violent. J'ai été frappé comme ça plusieurs fois dans ma carrière. »

Seule la santé dictera son choix, assure-t-il. Pas les mouvements de personnel ou encore l'embauche possible d'un nouvel entraîneur.

Son discours laisse présager la fin d'une carrière de 20 saisons, mais Calvillo n'a pas encore pris de décision finale.

« Je ne me sens pas émotif comme si je voyais les gars pour la dernière fois. »

« Reviens! » - Richardson

Dans le vestiaire, ses coéquipiers étaient unanimes sur leur désir de le voir revenir.

« Si tu es en santé, reviens! On va faire un autre bout de chemin ensemble », a lancé le receveur Jamel Richardson.

Mais certains, réalistes, s'assuraient d'avoir leur photo en compagnie du numéro 13, question de pouvoir montrer à leurs familles et amis qu'ils ont déjà côtoyé le quart le plus prolifique de l'histoire du football professionnel.

« Good job! Il a vraiment fait du beau travail, a salué le centre Luc Brodeur-Jourdain. Il a été un meneur incroyable pour moi. S'il décide de revenir l'an prochain, au même titre que Scott Flory, je vais être extrêmement content. »

Et s'il devait se retirer, Calvillo garde toutes les portes ouvertes. Un poste d'entraîneur semble l'intéresser fortement, mais d'abord, il souhaite profiter d'un été de repos, ce qu'il n'a pas vécu depuis longtemps.

Smith prêt à prendre le relais

« J'ignore quelle sera la décision d'Anthony, mais je me prépare comme s'il devait prendre sa retraite, a lancé Jim Popp.

La succession d'Anthony Calvillo se pose sérieusement pour la première fois pour le directeur général, habitué à une stabilité certaine à ce poste crucial.

« Si nous avions disputé toute la saison avec Anthony, ça aurait été très différent. Mais là, il a raté la majorité de la saison et nous sommes tout de même parvenus à gagner avec les autres quarts. Nous avons pu évaluer les gars sur qui nous misons. C'est un des points positifs de toute l'adversité avec laquelle nous avons dû composer cette saison. »

Selon l'entraîneur-directeur général, Troy Smith a une longueur d'avance pour succéder à Calvillo. Le principal intéressé a été embauché en cours d'année et il s'est relativement bien tiré d'affaire pour un quart qui ne devait pas jouer cette saison.

« Tout le monde ici vous dira qu'il aurait pu faire mieux, a souligné Smith. Je fais partie du lot. Je suis prêt à relever le défi. »

Qu'il soit le favori ou qu'il soit appelé à lutter avec Calvillo pour le poste de quart, Smith a hâte d'être de retour.

« Ça ne change rien pour moi. Ma préparation doit être au mieux puisque je sais quel genre de joueur il est. »

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