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11/11/2013 10:30 EST | Actualisé 11/01/2014 05:12 EST

La nouvelle mission de Pacioretty

Avec sa blessure et le tumulte entourant son fidèle acolyte David Desharnais, Max Pacioretty passe un peu inaperçu en ce début de saison. Son nouveau rôle le contraint également à l'anonymat, mais de façon plus positive.

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

C'est que Pacioretty joue maintenant avec Tomas Plekanec, ce qui signifie qu'il doit contenir chaque soir les meilleurs trios adverses à 5 contre 5. Après avoir neutralisé John Tavares dimanche contre les Islanders, voilà qu'il devra en faire autant contre les plus dangereux attaquants du Lightning de Tampa Bay (12-5-0), mardi.

Il faudra maintenant voir à quoi ressemblera le premier trio du Lightning, puisque le meilleur avant de l'équipe, Steven Stamkos, s'est fracturé un tibia lundi après-midi contre les Bruins.

Employé dans des missions exclusivement offensives depuis le début de sa carrière à Montréal, Pacioretty vit une nouveauté de par son association avec Plekanec et Brian Gionta. On le voit même en désavantage numérique, à hauteur de 1 min 42 s par match.

« Ça fait quelques matchs qu'on l'essaie dans ce rôle, parce que j'ai confiance en son jeu, a expliqué Michel Therrien. C'est un rôle pour lequel tu dois te présenter tous les soirs. Il faut prendre le temps de laisser une chimie s'installer avec Plekanec et Gionta. On va être patient. Mais ils ont fait du bon travail à 5 contre 5. »

« C'est évident que je ne suis pas dans la même situation que par le passé, a mentionné Pacioretty après l'entraînement de lundi. Tu veux aider l'équipe. D'avoir cette polyvalence dans mon jeu m'aidera à long terme. Quand les attaquants offensifs ne produisent plus et sont incapables en plus d'aider en défense, c'est là qu'ils se retrouvent en difficulté. »

Au ralenti

Avec trois maigres points en neuf matchs, on pourrait effectivement parler d'un attaquant en difficulté s'il ne devait pas sacrifier d'attaque pour surveiller ses arrières. Mais Pacioretty refuse de s'en servir comme excuse. Il voit même dans son nouveau rôle l'occasion d'en donner plus offensivement.

« Parfois, en tant qu'unité, on joue sur les talons contre les meilleurs joueurs adverses. Mais ces gars-là courent souvent des risques en attaque, donc on doit en profiter dans le jeu de transition. On ne l'a pas encore fait, estime le numéro 67.

« C'est une question de temps. Je suis évidemment frustré offensivement. Il y a de la pression sur moi pour que je produise, mais comme on l'a vu dimanche, on s'est occupés de la défense et d'autres ont pris le relais en attaque. »

Le défi du Lightning

Malgré l'absence de Stamkos, le Lightning n'est pas pour autant dépourvu de joueurs de talent. Le trio de Plekanec devra rester alerte.

Le gagnant du dernier trophée Art-Ross, Martin St-Louis, totalise 16 points en 17 matchs cette saison. Le jeune Alex Killorn et le vétéran Valtteri Filppula le suivent avec 12 points.

Avec 3,06 buts par match, les hommes de Jon Cooper viennent au 8e rang de la LNH. La question est de savoir s'ils maintiendront leur rythme de production sans leur talentueux coéquipier. Stamkos a participé à 44,2% des buts de son équipe cette saison (23 sur 52).

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