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11/11/2013 04:38 EST | Actualisé 11/01/2014 05:12 EST

Anthony Calvillo sent que sa capacité à encaisser les plaqués a diminué

MONTRÉAL - Dans un monde idéal, il aimerait continuer à jouer. Mais la réalité, c'est que son corps lui dit qu'il n'en est probablement plus capable. C'est pourquoi, plus que jamais cette année, Anthony Calvillo penche pour la retraite.

«Bien sûr que je veux jouer. Mais suis-je physiquement capable de continuer? C'est la question que je dois continuer de me poser. Mais ce qui fait le plus peur, c'est que je n'ai pas le sentiment d'être complètement guéri. Pas tous les symptômes n'ont disparu. Et aussi, je constate que ma capacité à encaisser les plaqués a diminué», a indiqué Calvillo, lundi, au lendemain de l'élimination des Alouettes aux mains des Tiger-Cats de Hamilton en demi-finale de la section Est.

«J'ai appris beaucoup de choses sur les commotions cérébrales et c'est cet aspect-là qui m'inquiète le plus. Ma commotion cérébrale n'est pas attribuable à un dur plaqué, c'était un plaqué que j'ai encaissé bien des fois auparavant, a dit le vétéran quart à propos du jeu survenu le 17 août et qui l'a obligé à rater les 11 derniers matchs des Oiseaux en saison régulière. Plus tu en apprends là-dessus... ça fait peur.»

Calvillo entend quand même passer par le même processus de réflexion que les années passées avant de prendre une décision définitive. C'est ainsi qu'il soupera en compagnie du propriétaire Robert Wetenhall, ce week-end, comme il l'a fait ces dernières années, afin d'avoir sa vision des choses. Puis, il prendra du recul afin de laisser la poussière retomber et prendre une décision éclairée.

«Je vais donc continuer à y penser et maintenant que la saison est terminée, ça va me donner le recul nécessaire pour me concentrer sur ce que je veux vraiment faire, a-t-il dit. Je n'ai pas joué ces dernières semaines, mais j'étais quand même dans l'entourage de l'équipe.

«Même si les symptômes disparaissent, vais-je continuer à penser aux risques si je continue à jouer? C'est là quelque chose que je ne veux pas. Les effets à long terme (des commotions cérébrales) seront sans aucun doute un facteur important dans ma prise de décision», a précisé le vétéran de 41 ans.

S'il prend sa retraite, ce que fera Calvillo au cours de sa deuxième carrière dépendra de plusieurs facteurs. Sa priorité sera de recouvrer la santé, et le deuxième facteur dont il tiendra compte sera son désir de rester installé à Montréal avec sa famille.

«C'est ici chez moi, c'est ici que je veux élever mes enfants», a dit Calvillo, qui s'est dit plus ouvert à un poste d'entraîneur qu'il ne l'était il y a six mois. Il a dit avoir aimé son rôle d'acteur de soutien sur les lignes de côté pendant sa convalescence.

«Je vais penser à toutes sortes de choses, mais une chose qui me revient en tête, c'est que je veux vraiment prendre un été de congé avec ma famille. Mais en même temps, je veux prendre la bonne décision.»

Jim Popp en est autre qui rencontrera Wetenhall, au cours des prochains jours, afin de déterminer si celui-ci veut le voir poursuivre dans le rôle d'entraîneur-chef ou s'il préfère embaucher un nouveau candidat en vue de la saison 2014. Le directeur général de longue date semblait espérer qu'on le reconduise dans ses doubles fonctions alors qu'il a longuement parlé, lundi, des «avantages» de pouvoir observer son équipe de l'intérieur quand il agit comme entraîneur-chef.

Le processus de décision ne traînera pas en longueur, a toutefois promis Popp. Il faut s'attendre à ce qu'on le confirme dans ses fonctions, ou qu'on ouvre le poste, d'ici le match de la Coupe Grey.

Si Popp doit se mettre à la recherche d'un nouveau pilote, le candidat choisi n'aura pas nécessairement besoin d'avoir une expérience de la LCF, mais il devra avoir déjà dirigé des athlètes professionnels, a-t-il indiqué. On sait que Dan Hawkins, que Popp a congédié et remplacé cet été, n'avait ni une, ni l'autre.

Dans son rôle de directeur général, Popp devra prendre des décisions pour plusieurs joueurs, notamment Sean Whyte. Le botteur, qui a connu des difficultés en fin de saison, pourrait devenir joueur autonome.

Popp a réitéré sa confiance en Troy Smith, qui semble avoir une longueur d'avance pour le poste de quart no 1 en 2014. Plusieurs membres des Alouettes ont toutefois parlé d'une course à trois, lundi, en rappelant que Tanner Marsh et Josh Neiswander ont également connu de bons moments cette année. Neiswander pourrait devenir joueur autonome lui aussi.

Le directeur général devra par ailleurs travailler en fonction du repêchage d'expansion du 16 décembre, qui sera tenu en prévision de l'arrivée du Rouge et Noir d'Ottawa dans la LCF.

Les Alouettes ont présenté une fiche de 8-10 cette année. Ils n'avaient pas affiché un aussi piètre dossier depuis 2007, soit l'année avant l'arrivée en poste de Marc Trestman.

Le club montréalais n'a par ailleurs aucune victoire depuis trois ans en séries éliminatoires. Son dernier triomphe dans ce contexte remonte au match de la Coupe Grey de 2010.

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