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10/11/2013 05:19 EST | Actualisé 10/01/2014 05:12 EST

Bouchard, nouveau départ

Après 10 saisons au Minnesota, après y avoir fait ses premiers pas dans la Ligue nationale à 18 ans, Pierre-Marc Bouchard était mûr pour un nouveau départ. Il l'a obtenu avec les Islanders de New York, adversaires du Canadien, dimanche soir, à Montréal.

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

On devrait plutôt parler d'un faux départ pour illustrer ses premiers matchs avec sa nouvelle équipe : aucun point en quatre rencontres, et son entraîneur qui le laisse de côté pour la cinquième. Mais les choses vont mieux depuis, avec 6 points à ses 12 dernières sorties.

« C'était de belles années au Minnesota, mais j'avais besoin d'un nouveau départ, explique le Québécois, rencontré deux heures avant le duel face au Tricolore. J'essaie d'en profiter au maximum. Je joue du bon hockey, mais je sais que je pourrais jouer mieux. »

La carrière de Bouchard, c'est évidemment une histoire de blessures. Trois commotions cérébrales l'ont ralenti, si bien qu'il n'a disputé que 97 matchs en 3 saisons entre 2009-2010 et 2011-2012. Il a retrouvé la santé à temps pour participer à 43 des 48 matchs du Wild la saison dernière, et souhaite poursuivre sur cette lancée.

« Les blessures des trois dernières années ont affecté mon rendement. Je jouais bien avant mes commotions. C'est un nouveau départ, la chance de retrouver la confiance que j'avais auparavant et de redevenir le joueur que j'étais. »

La récompense qui l'attend, s'il y parvient serait un contrat à plus long terme, puisqu'il a signé une entente d'une seule saison avec les insulaires.

« J'essaie de ne pas trop penser à mon contrat. Ce qui est le fun, c'est que je suis en santé. Je veux retrouver ma confiance, bien jouer, aider l'équipe à se rendre en séries. On verra après la saison ce qui arrivera. »

La stabilité nouvelle

Bouchard est arrivé au bon moment à Long Island, puisque les Islanders traversent leur plus grande période de stabilité depuis près de 20 ans. L'éclosion de John Tavares, le retour en séries la saison dernière, le déménagement à Brooklyn en 2015 sont autant de signes de stabilité et de sources d'espoir.

Une statistique renversante à ce sujet : après seulement deux saisons complètes à la barre de l'équipe, dont une écourtée par le lock-out, Jack Capuano vient déjà au 2e rang de l'histoire des Islanders pour les matchs derrière le banc (212) et les victoires (90), derrière l'inatteignable Alger Arbour.

« Ces mentions là de 200 matchs, je ne pense pas à ça. On veut simplement préparer notre équipe le mieux possible », metionnne humblement le pilote de 47 ans.

Cette stabilité a toutefois été ébranlée quand les Islanders ont transigé avec les Sabres pour obtenir Thomas Vanek. Pour y parvenir, ils ont sacrifié Matt Moulson, fidèle allié de Tavares depuis l'arrivée de ce dernier dans la LNH.

« C'est ma première année ici, mais de ce que j'ai pu voir, il avait une place importante dans le vestiaire, affirme Bouchard au sujet de Moulson. Il était proche des joueurs. On sait que ça fait partie de las business. »

Pour mesurer l'effet Vanek, il faudra se rabattre sur les statistiques. L'Autrichien comptait trois points en six matchs avec sa nouvelle équipe quand il s'est blessé, en première période, samedi soir. Vanek sera absent jusqu'à nouvel ordre et rate donc la rencontre à Montréal.

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