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08/11/2013 07:20 EST | Actualisé 08/01/2014 05:12 EST

Égypte : des législatives au printemps 2014 et des présidentielles à l'été

Des élections législatives se dérouleront en Égypte « entre février et mars » 2014 et seront suivies par un scrutin présidentiel au début de l'été, a annoncé vendredi le ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmy. Ces élections permettront de remplacer les dirigeants provisoires installés par l'armée après le renversement par ses soins du président islamiste Mohamed Morsi le 3 juillet dernier.

Nabil Fahmy a précisé à Reuters, à Madrid, que le Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), la branche politique des Frères musulmans dont est issu Mohamed Morsi, « est toujours légal en Égypte » et qu'il serait donc libre de participer aux élections. Il a dit qu'une élection présidentielle serait annoncée « d'ici la fin du printemps prochain » et que ce scrutin serait organisé « dans un délai maximal de deux mois après l'annonce ».

« Donc on peut s'attendre à une élection au cours de l'été pour désigner le président, c'est la dernière étape », a déclaré Nabil Fahmy. Ce calendrier est le plus précis dévoilé jusqu'à présent quant au terme de la période de transition ouverte par la destitution de Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu en Égypte après le renversement d'Hosni Moubarak en février 2011 à l'issue d'un soulèvement populaire.

Avant ces élections, l'Égypte doit organiser un référendum sur une nouvelle Constitution, qui, selon Nabil Fahmy, aura lieu en décembre. Une commission de 50 membres travaille actuellement sur des amendements au projet de Constitution élaboré par une assemblée dominée par les islamistes sous Mohamed Morsi.

Depuis le mois de juillet, les autorités provisoires mises en place par les militaires ont engagé une vaste répression contre les Frères musulmans, qui s'est soldée par des centaines de morts et l'arrestation de la plupart des dirigeants de la confrérie islamiste et de plus de 2000 de ses sympathisants.

Mohamed Morsi est lui-même jugé pour incitation à la violence. Lors de sa première comparution lundi, il a défié les magistrats en scandant « À bas le régime » et en se revendiquant comme le seul président « légitime » de l'Égypte.

Reuters

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