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07/11/2013 04:26 EST | Actualisé 06/01/2014 05:12 EST

L'OTAN indispose la Russie

L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) se livre, cette semaine, à un exercice à grande échelle, le plus important en sept ans, dans les pays baltes et en Pologne, nourrissant les inquiétudes de la Russie qui refuse de croire que l'opération ne la vise pas directement.

Selon l'OTAN, quelque 6000 soldats de l'Alliance atlantique et de pays qui n'en sont pas membres (Finlande, Suède et Ukraine) participent à cet exercice basé sur un scénario fictif, celui de l'invasion de l'Estonie par l'État imaginaire de Bothnia, sur fond de crise énergétique.

Paris apporte la plus forte contribution humaine avec le déploiement de 1200 hommes, selon des chiffres fournis par le ministère français de la Défense.

Mais « Steadfast Jazz », le nom de cet exercice, ne plaît pas du tout à la Russie, irritée de voir l'OTAN s'activer ainsi dans ce qui fut la sphère d'influence soviétique.

Il intervient quelques semaines après des manœuvres des armées russe et bélarussienne, qui avaient provoqué l'inquiétude des États baltes, et alors que certains diplomates de l'OTAN s'alarment de la résurgence de la puissance russe au moment même où l'Occident sabre ses dépenses de défense.

Le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, a assuré que Steadfast Jazz » ne visait aucun État en particulier.

« Bien sûr, c'est un signal envoyé à tous ceux qui voudraient attaquer un allié de l'OTAN, mais je ne pense pas que la Russie ait l'intention d'attaquer les alliés de l'OTAN, donc les Russes ne doivent pas s'inquiéter », a-t-il soutenu lors d'une conférence de presse organisée en Lettonie.

L'OTAN et la Russie ont convenu d'envoyer des observateurs pour assister à leurs manœuvres respectives, sans pour autant apaiser les inquiétudes de la Russie à l'égard d'un exercice qui doit tester la réponse du bloc à l'article pivot de son traité fondateur, qui prévoit l'engagement de chacun de ses membres à défendre un allié attaqué.

« C'est un scénario basé sur l'article 5, juste à notre frontière. Bien sûr, cela soulève chez nous toutes sortes de questions sur l'objectif de cet exercice », a déclaré, le mois dernier à Reuters, une source diplomatique.

Reuters

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