POLITIQUE
07/11/2013 05:35 EST | Actualisé 07/01/2014 05:12 EST

Les ex-soldats blessés prioritaires pour des emplois au fédéral

AP
Two Canadian Army officers salute during their battlegroup's departure parade and flag lowering ceremony at the airbase in Kandahar, Afghanistan Thursday, July 18, 2002. All 800 troops from the Edmonton-based Princess Patricia's Light Infantry end their mission helping fight the war on terror in Afghanistan. (AP Photo/Charles Rex Arbogast)

OTTAWA - Le gouvernement Harper a déposé un projet de loi visant à permettre aux militaires retirés du service pour des raisons de santé d'être considérés en priorité pour d'autres emplois dans la fonction publique fédérale.

Selon l'Union des employés de la Défense nationale, l'administration Harper tente ainsi de balayer les critiques selon lesquelles des militaires sont écartés avant d'être éligibles à la retraite.

Le ministre des Anciens Combattants, Julian Fantino, a affirmé que lorsque la loi sera promulguée, les militaires réformés pour raisons de santé seront placés en ordre de priorité avant les fonctionnaires déplacés — ou mis à pied — par la vague de coupes budgétaires. Il a précisé que ces militaires devraient tout de même respecter les critères de compétences pour ces emplois.

Les militaires retirés du service pour des raisons de santé avaient déjà accès à des emplois au fédéral depuis 2005, mais rien dans la loi ne le garantissait, et ces candidats pouvaient seulement accéder à des postes non comblés par d'autres employés fédéraux.

Les conservateurs sont pris à partie depuis quelques jours relativement au nombre croissant de soldats blessés ou malades qui sont réformés avant qu'ils n'atteignent les 10 années de service requises pour bénéficier du régime de retraite.

Mais l'Union des employés de la Défense nationale, qui représente environ 14 000 travailleurs à ce ministère, dit soutenir l'intégration des anciens combattants en autant qu'elle ne se fasse pas au détriment des fonctionnaires déjà déplacés. Le président du syndicat, John MacLennan, a fait valoir que le projet de loi semble être avant tout une réaction de panique pour éteindre les feux.

La question est de savoir combien de postes seraient disponibles pour les anciens militaires, étant donné les intentions du gouvernement Harper de couper jusqu'à 19 000 emplois dans la fonction publique fédérale, a souligné M. MacLennan, dont le syndicat est une section de l'Alliance de la fonction publique du Canada.

Quelques controverses du gouvernement Harper

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