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07/11/2013 01:21 EST | Actualisé 06/01/2014 05:12 EST

De quelques minutes à trois semaines

OTTAWA - Quand Daniel Brière est entré en collision avec Eric Nystrom le 19 octobre dernier, il croyait d'abord qu'il pourrait revenir au jeu le soir même. Et pourtant...

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

« Au début, j'essayais de me convaincre que ce n'était pas une commotion, a admis Brière, rencontré après l'entraînement matinal du Canadien (8-7-1) jeudi, à quelques heures du duel contre les Sénateurs (5-6-4). Quand c'est arrivé sur le coup, je me suis dit que je prendrais une couple de minutes et que je reviendrais au jeu. Ensuite, je me suis dit que je manquerais le reste du match et que je reviendrais pour le prochain. »

Or, Brière participait à un tout premier entraînement avec les siens jeudi, matin, 19 jours après l'impact. Les progrès sont réels. « Ça fait 4-5 jours que je me sens super bien. C'est de s'assurer que tout est correct avant de revenir », explique-t-il.

Malgré tout, le numéro 48 demeure incapable de prédire une date de retour au jeu.

« Le plus dur, c'est d'être patient, rappelle-t-il. J'aimerais revenir au jeu ce soir, mais je sais que ça ne serait pas la meilleure chose à faire. On a vu des joueurs revenir trop vite. Je suis ce que les docteurs disent, ils savent ce qui est le mieux pour moi. »

« La prochaine étape est de faire les entraînements avec l'équipe. Il en a fait un premier ce matin, d'autres en fin de semaine et on verra ensuite quand un retour sera possible », a évalué l'entraîneur-chef du Canadien, Michel Therrien.

Brière pourra participer à un entraînement complet samedi, à la veille de la visite des Islanders de New York.

Un joueur à risque?

Daniel Brière est-il un joueur fragile? C'est maintenant la question qui se pose, en raison du risque grandissant de subir une commotion pour des joueurs qui traînent de jours antécédents médicaux.

Pour le Gatinois, il s'agissait déjà d'une troisième commotion au cours des 21 derniers mois. Mais il a son explication.

« Les deux dernières fois, on a pris les bons moyens pour régler ça, assure-t-il. Je ne suis pas revenu au jeu plus rapidement que je ne le devais. Et chaque fois, c'était de bons coups. Souvent, tu vois des gars qui ont une commotion, reviennent, reçoivent un petit coup et en subissent une autre. Moi, c'était de bons coups à la mâchoire chaque fois. Ça ne me fait pas peur. »

En attendant d'être prêt, Brière fait contre mauvaise fortune bon cœur. Sa commotion ne doit pas faire oublier le fait qu'il était plutôt invisible avant de tomber au combat. En huit matchs, il comptait trois maigres, dont deux obtenus quand l'autre équipe avait retiré son gardien.

« C'est pourquoi j'ai passé beaucoup de temps à regarder les matchs, à étudier. J'espère que ça va m'aider. Je ne peux pas contrôler ce qui s'est passé, donc j'essaie d'en tirer des éléments positifs. Une de ces choses, c'est d'étudier, de regarder le match d'en haut et voir ce que je pourrais faire de mieux. »

Dans l'intervalle, un certain Michaël Bournival en a profité pour cimenter sa place au sein des trois premiers trios. Therrien aura un choix déchirant à faire s'il peut compter un jour sur une formation complète.

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