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06/11/2013 08:50 EST | Actualisé 06/01/2014 05:12 EST

L'incertitude plane sur la tenue de la conférence Genève-2 sur la Syrie

La tenue de la conférence Genève-2, censée réunir le régime syrien et l'opposition pour une transition, semble de plus en plus incertaine.

Non seulement la date est à chaque fois repoussée, mais aussi les divergences entre le régime et l'opposition sur les objectifs de cette rencontre demeurent irrésolues.

Le quotidien libanais Al-Akhbar, citant des sources diplomatiques, rapporte que l'Arabie saoudite, qui parraine une partie de l'opposition, a réussi à retarder la tenue de la conférence, faute de pouvoir l'annuler.

Selon le journal, les Saoudiens voudraient gagner plus de temps avant Genève-2 pour « équilibrer le rapport de forces » sur le terrain.

Par ailleurs, la Coalition nationale syrienne (CNS) n'a pas jusqu'à présent annoncé sa participation à la rencontre.

L'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, a d'ailleurs déclaré que l'opposition syrienne est « divisée » et n'est pas encore « prête » à participer.

« L'opposition est l'un des problèmes », avait-il déclaré en indiquant avoir demandé à l'opposition syrienne « de venir avec une délégation crédible ».

Ces propos de M. Brahimi ont fait réagir le CNS qui a demandé au médiateur de rester « neutre ».

Le CNS a accusé l'émissaire de l'ONU de chercher à faire porter la responsabilité de son propre échec sur l'opposition syrienne.

M. Brahimi a par ailleurs annoncé qu'il aura une rencontre à Genève le 15 novembre avec les Américains et les Russes.

La présence de l'Iran à Genève-2 constitue un autre point de discorde. Si Damas et Moscou veulent une participation de Téhéran, l'opposition et l'Arabie saoudite s'y opposent.

Attentat à Damas

Pendant que les tractations s'intensifient, la violence continue de faire des victimes sur le terrain.

Mercredi, huit personnes ont péri dans l'explosion d'une bombe sur une place du centre de la capitale, selon l'agence de presse officielle syrienne Sana qui évoque aussi 50 blessés.

L'attentat, provoqué par l'explosion d'un engin de fabrication artisanale dissimulé devant l'entrée d'un bureau sur un chantier de construction, s'est produit sur la place Hedjaz, au cœur de la capitale. Des femmes et des enfants figurent parmi les victimes, ajoute Sana.

Quelques heures plus tard, au moins huit membres des renseignements de l'armée de l'air sont morts dans un attentat-suicide à la voiture piégée à Soueida, dans le sud du pays.

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