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06/11/2013 10:50 EST | Actualisé 06/01/2014 05:12 EST

Le bureau du premier ministre belge a été piraté

BRUXELLES - Les autorités belges ont indiqué mercredi être à enquêter sur l'origine d'un logiciel laissé dans le bureau du premier ministre Elio Di Rupio pour espionner secrètement ses activités.

Le bureau du procureur fédéral se penche aussi sur une autre attaque de piratage, plus récente, qui semblait chercher à bloquer les sites gouvernementaux mais non à récolter des informations.

Le porte-parole de M. Di Rupio, Thomas Mels, a expliqué que le logiciel a été découvert en 2012. Un représentant du bureau du procureur a refusé de donner plus de détails afin de ne pas nuire à l'enquête.

Certains pays européens ont récemment dénoncé les activités de surveillance de l'Agence de sécurité nationale (NSA) américaine, mais la Belgique n'a pas accusé les États-Unis de malversations.

M. Di Rupio a toutefois dénoncé avec colère, comme d'autres leaders européens, les activités américaines.

La semaine dernière, la Finlande a révélé que ses réseaux informatiques avaient été largement piratés, mais qu'aucune information importante n'a été dérobée.

Depuis la découverte dans le bureau de M. Di Rupio, le gouvernement belge a amélioré et accéléré sa stratégie de cybersécurité, consacrant 13,5 millions $ US annuellement pour contrer toute tentative d'espionnage ou de piratage.

M. Di Rupio demande dorénavant à ses ministres de laisser leurs téléphones portables à l'extérieur de son bureau lors de rencontres plus stratégiques.

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