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05/11/2013 06:10 EST | Actualisé 05/01/2014 05:12 EST

Un Canadien accusé pour un attentat en France conteste son extradition

TORONTO - Le dossier d'extradition d'un homme d'Ottawa recherché pour un attentat en France ne doit pas devenir une «bataille d'experts», ont affirmé mardi des avocats du gouvernement canadien.

Les autorités françaises soupçonnent Hassan Diab, âgé de 59 ans, d'avoir été impliqué dans l'attentat contre une synagogue parisienne en 1980, qui a fait quatre morts et des dizaines de blessés.

M. Diab nie avoir joué un rôle dans cette attaque, soutenant avoir toujours eu pour principe moral inébranlable de promouvoir l'égalité et le respect de tous.

Ses avocats interjettent appel de la décision du Canada de l'extrader, soutenant devant le comité de trois juges de la Cour d'appel de l'Ontario que des erreurs fondamentales ont été commises dans ce dossier.

Les avocats affirment que l'inculupation de leur client s'appuie sur une analyse d'écriture manuscrite qui, selon eux, n'est pas fiable puisque trois experts en défense l'ont déjà mise en doute.

La Couronne rétorque cependant que les standards des preuves et des extraditions sont différents. Ainsi, l'analyse de l'écriture n'est pas sujette à caution simplement parce que trois experts l'ont rejetée.

M. Diab a fait face à l'extradition en 2011 afin qu'il réponde des accusations en France, même si le juge de la Cour supérieure de l'Ontario, Robert Maranger, avait alors admis que le dossier qui pesait contre lui était faible.

M. Diab s'est lui-même livré aux autorités pour être placé en détention pendant la durée de la procédure d'appel.

En avril 2012, le ministre de la Justice de l'époque, Rob Nicholson, a signé un ordre d'extradition afin d'envoyer en France l'accusé, un Canadien d'origine libanaise.

La GRC l'avait arrêté en novembre 2008 à la suite d'une demande de la France.

Les avocats de M. Diab soutiennent que M. Nicholson a fait plusieurs erreurs, dont celle de décider de l'extrader même si la France n'avait pas encore décidé si elle le jugerait pour l'attentat.

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