NOUVELLES
05/11/2013 06:25 EST | Actualisé 05/01/2014 05:12 EST

New York se prépare à élire un maire très à gauche

Getty
NEW YORK, NY - AUGUST 15: New York City Public Advocate and Democratic mayoral candidate Bill de Blasio speaks at a press conference outside the East Side Community High School on August 15, 2013 in New York City. De Blasio spoke about his plan to tax the wealthy in order to expand city's after-school programs. A Quinnipiac poll released August 13 shows de Blasio now leading in the Democratic primary race for mayor. (Photo by Mario Tama/Getty Images)

Des millions de New-Yorkais sont appelés aux urnes mardi pour élire un nouveau maire. Ils devraient choisir un candidat très marqué à gauche, Bill de Blasio, en position de grand favori pour succéder au milliardaire Michael Bloomberg.

Tous les sondages indiquent que cet Italo-américain, un démocrate de 52 ans marié à une Afro-américaine, qui a promis un changement radical, va très probablement écraser son adversaire républicain Joseph Lhota: la dernière enquête, publiée lundi par NBC et le Wall Street Journal, lui donnait 41 points d'avance.

"Big Apple", la plus grande ville américaine avec 8,3 millions d'habitants, compte six fois plus d'électeurs démocrates que de républicains, mais n'a plus élu de maire démocrate depuis 1989.

Après Rudolph Giuliani (1994-2001) et Michael Bloomberg (2002-2013), Bill de Blasio s'est positionné comme un "progressiste, fier de l'être", défenseur des classes moyennes, des familles et des minorités.

Il a dénoncé jour après jour les inégalités à New York, la ville qui compte le plus de milliardaires au monde mais dont 21% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté.

Au dernier jour de la campagne, il a exhorté ses partisans à ne pas se démobiliser en croyant la victoire acquise. "Vous devez aller dans chaque quartier dire aux gens à quel point cette élection est importante", leur a-t-il lancé depuis sa maison de Brooklyn.

"Assez d'immeubles de luxe"

Lors de l'un de ses derniers meetings de campagne, samedi à Manhattan, sa femme Chirlane McCray à ses côtés, Bill de Blasio a rappelé ses principaux engagements: des impôts plus lourds pour les New-Yorkais les plus riches, afin de financer l'école maternelle pour tous à partir de quatre ans et des programmes péri-scolaires le soir au collège, la construction de 200 000 logements sociaux, le maintien des hôpitaux de quartier, et le remplacement du chef de la police Ray Kelly.

"Nous avons assez d'immeubles de luxe", a-t-il insisté devant une audience d'une centaine de femmes, leur rappelant qu'il était aussi pour le droit à l'avortement, pour des jours de congé pour enfant malade, et pour des salaires égaux entre les femmes et les hommes.

Mais il a aussi pris garde de ne pas s'aliéner le monde des affaires et de l'immobilier, principales sources de richesse à New York.

Médiateur élu de New York depuis 2010, ancien manager de campagne d'Hillary Clinton quand elle s'est présentée au Sénat en 2000, ce géant d'1m95 qui plaisante volontiers, semble être l'antithèse de l'actuel maire Michael Bloomberg, milliardaire froid qui n'a pas pris un jour de congé en 12 ans de mandat.

Bill de Blasio a largement mis en avant sa famille, sa femme, mais aussi leur fils Dante, 16 ans, coupe afro inratable, et leur fille Chiara, 18 ans.

Il semble aujourd'hui en adéquation avec New York, une ville multiraciale, à 33,3% blanche (hors hispaniques), 25,5% noire, 28,6% hispanique et 12,7% asiatique.

Les inégalités y sont les plus fortes des Etats-Unis et, après les années Bloomberg, les New-Yorkais aspirent au changement même s'ils estiment généralement que le maire sortant a fait du bon travail, notamment pour réduire l'insécurité.

M. Bloomberg s'est refusé à soutenir l'un ou l'autre candidat à sa succession, même s'il a dénoncé le "populisme" de Bill de Blasio.

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.




INOLTRE SU HUFFPOST

La vue depuis le nouveau World Trade Center