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Le maire de Toronto Rob Ford, populiste et hédoniste (VIDÉOS)

05/11/2013 10:34 EST | Actualisé 05/01/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Rob Ford, le maire de Toronto, plongé dans le scandale de sa consommation de crack, est un personnage haut en couleurs, volontiers populiste et connu pour ses coups de sang.

En confessant mardi avoir consommé du crack, puissante drogue dérivée de la cocaïne, le maire était loin de sa morgue habituelle.

Depuis son élection en 2010 à la mairie de la plus grande ville du Canada, Rob Ford a multiplié les frasques, dans la plupart des cas, liées à son penchant avoué pour l'alcool.

Agé de 44 ans, Rob Ford est né le 28 mai 1969 dans une banlieue de Toronto, au bord du lac Ontario. Il est le dernier d'une fratrie de quatre d'une famille plutôt aisée. Son aîné Doug est son plus fidèle soutien jusqu'au conseil municipal où tous deux sont séparés de quelques chaises. La symbiose entre les deux frères est forte et c'est sans doute Margaret Atwood, grande figure de la littérature canadienne, qui l'a parfaitement décrite en parlant du maire Rob Ford comme le "maire-jumeau Ford".

Dans sa jeunesse, plus porté sur les sorties avec les copains que sur les études, Rob Ford s'est rêvé footballeur professionnel avant finalement de se cantonner au rôle d'entraîneur de l'équipe de son lycée pendant une bonne dizaine d'années.

Très vite le démon de la politique le gagne et à 28 ans il se présente pour la première fois au conseil municipal de Toronto avant de l'intégrer trois ans plus tard et d'être élu maire en 2010. Pour M. Ford la politique se résume à épouser les idées populistes. Fortement ancré à droite, il est proche des conservateurs.

La défense du contribuable est de pratiquement toutes ses interventions. "Je pense que c'est gaspiller l'argent du contribuable", déclare Rob Ford quand, une fois élu maire, la police lui demande de prendre un chauffeur pour éviter de lire ses messages sur son téléphone portable au volant.

Il conduit toujours sa voiture même après "quelques bières" comme cela est arrivé l'été dernier dans une fête locale où il s'était rendu seul.

L'alcool, Rob Ford ne s'en cache pas, lui a joué quelques vilains tours. La boisson et la drogue, le maire en parle comme des "erreurs" et il s'en excuse car "courir autour de la mairie avec une bouteille de brandy à moitié vide" le jour de la Saint-Patrick en 2012 n'était pas la meilleure chose à faire.

Avec son embonpoint marqué et des petits yeux enfoncés dans un visage poupon, le maire Ford est toujours prêt à toutes les audaces ou les colères homériques. On l'a vu défier un célèbre catcheur dans un bras de fer ou, moins drôle, repousser fermement les gêneurs ou curieux en vociférant.

Il n'y a peut-être que la pêche pour le relaxer et il manie volontiers le lancer dans les lacs et rivières de son Ontario natal.

Forte personnalité, Rob Ford trébuche sur une nouvelle "erreur" avec sa consommation de crack après n'avoir jamais caché son usage du cannabis. Il avait été condamné à des travaux d'intérêt général en Floride en 1999 après avoir été arrêté ivre au volant et avec une cigarette de cannabis dans la poche.

Mais l'homme veut croire en sa rédemption et a promis dans un an de tout faire pour rester à la mairie, toujours pour défendre ses contribuables.

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