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04/11/2013 01:45 EST | Actualisé 04/01/2014 05:12 EST

Un ex-enseignant d'Ottawa conteste son extradition vers la France

TORONTO - Hassan Diab, un ancien enseignant d'Ottawa, plaide en appel que des erreurs fondamentales ont été commises par le tribunal dans sa décision de l'extrader vers la France, où on veut l'interroger relativement à un attentat commis près d'une synagogue parisienne en 1980.

La Cour d'appel, plus haut tribunal de l'Ontario, entend à compter de lundi les arguments de M. Diab dans cette affaire.

Les autorités françaises soupçonnent que M. Diab, âgé de 59 ans, a été impliqué dans l'attentat contre une synagogue de Paris qui avait fait quatre morts et des dizaines de blessés en 1980.

En juin 2011, le juge Robert Maranger, de la Cour supérieure de l'Ontario, avait ordonné l'extradition de M. Diab pour qu'il soit remis aux autorités françaises, tout en reconnaissant que le dossier du parquet de Paris était faible.

L'avocate Marlys Edwardh soutient en Cour d'appel que la preuve française alléguant un rôle qu'aurait joué l'ancien enseignant dans l'attentat à Paris en 1980 est basée sur l'analyse de son écriture manuscrite.

Or, Me Edwardh affirme que l'auteure de cette analyse n'a pas utilisé une méthodologie éprouvée, et que ses conclusions ne sont pas fiables. L'avocate ajoute que le tribunal devrait avoir en tête le passé du Canada concernant les erreurs judiciaires lorsque vient le temps d'évaluer les preuves d'experts.

M. Diab nie tout rôle dans l'attentat meurtrier, affirmant avoir prôné toute sa vie l'équité et le respect pour tous.

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