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04/11/2013 03:11 EST | Actualisé 04/01/2014 05:12 EST

Les petites sociétés minières durement touchées en 2013

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heavy truck rides with ore

MONTRÉAL - Les petites sociétés minières du Canada, durement touchées par les faibles cours des métaux et des marchés financiers serrés, ont vu leur valeur boursière chuter à leur niveau le plus bas en au moins six ans, selon un rapport annuel.

La valeur boursière de toutes les petites sociétés minières a chuté de près de la moitié lors de la dernière année, à 11,1 milliards $, a indiqué PricewaterhouseCoopers dans un rapport rendu public lundi.

En date du 30 juin, les 100 plus importantes sociétés minières cotées à la Bourse de croissance de Toronto (TSXV) représentaient 6,5 milliards $ de ce total, en baisse de 44 pour cent comparativement à 2012. Cette chute faisait suite à un recul similaire enregistré en 2011, alors que la valeur a plafonné à 20,6 milliards $.

L'état de santé du secteur des petites sociétés minières se dégrade depuis 2011, alors que les prix des produits de base étaient à des niveaux records ou presque records, et que les marchés se remettaient de l'impact dévastateur de la crise financière mondiale de 2008-09, a écrit PricewaterhouseCoopers dans son septième rapport annuel sur la question.

Les liquidités et les investissements à court terme des 100 premières sociétés cotées à la TSXV ont reculé de 695 millions $ en 2013, étant passés à 1,2 milliard $, comparativement à 1,9 milliard $ un an plus tôt, a indiqué le cabinet comptable.

Selon PricewaterhouseCoopers, les sociétés minières sont confrontées à une crise et les petites sociétés minières en sont les plus affectées.

Les activités des plus petites sociétés minières — parmi lesquelles plusieurs du secteur de l'or — dépendent de l'humeur du marché et des prix des produits de base.

Une fois la reprise commencée, les investisseurs se tourneront probablement vers les grandes sociétés, compte tenu de leurs résultats financiers plus solides, de leur production passée et de leur capacité à réaliser des profits.

«Cela signifie que de nombreuses petites sociétés devront être plus patientes avec leurs projets et avoir autant d'argent en main que possible pour attendre la fin de l'incertitude», a affirmé John Gravelle, leader du secteur minier de PwC pour le Canada et le monde.