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04/11/2013 01:08 EST | Actualisé 04/01/2014 05:12 EST

L'ONU et l'UE promettent 8,25 milliards $ US pour le Sahel

NEW YORK, États-Unis - La Banque mondiale et l'Union européenne ont promis, lundi, de consacrer 8,25 milliards $ US à la stimulation de la croissance économique et à la lutte à la pauvreté dans la région africaine du Sahel.

Cette annonce a été faite à l'occasion d'un déplacement historique, au Sahel, par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et par le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.

L'Union européenne consentira 6,75 milliards $ US sur sept ans. La contribution de la Banque mondiale sera de 1,5 milliard $ US sur deux ans.

La visite conjointe a débuté lundi au Mali et se poursuivra au Niger, au Burkina Faso et au Tchad.

Mardi, MM. Ban et Kim participeront à une rencontre ministérielle locale dans la capitale du Mali, Bamako.

D'autres leaders sont du voyage, notamment Andris Piebalgs, le Commissaire au développement de l'Union européenne; la présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma; et le président de la Banque de développement africaine, Donald Kaberuka.

«Les leaders du Sahel se rencontrent pour affronter leurs défis de manière concertée, a dit M. Ban vendredi. Nous sommes convaincus que le cycle des crises peut être brisé au Sahel. La région peut passer de la fragilité à la durabilité.»

Il a dit que la crise au Mali — où un coup d'État, en mars 2012, a mené à une insurrection djihadiste dans le nord et à une intervention militaire française — «a mis en évidence la nécessité de faire plus pour combattre les incendies dans la région.»

Le Sahel — la région aride située au sud du désert du Sahara et qui s'étire sur toute l'Afrique du Nord, de la Mauritanie jusqu'en Érythrée — a subi trois sécheresses graves en moins de dix ans, a rappelé vendredi M. Ban.

Plus de 11 millions de personnes sont menacées par la famine et cinq millions d'enfants âgés de moins de cinq ans sont à risque de dénutrition grace, a-t-il dit. En plus des changements de gouvernements inconstitutionnels, les actes terroristes et le crime organisé menacent la stabilité de la région.

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