NOUVELLES

Élections municipales: le taux de participation s'établit à 50 pour cent

04/11/2013 01:30 EST | Actualisé 04/01/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Le taux de participation aux élections municipales de dimanche a connu une hausse moyenne de 5 points de pourcentage à travers le Québec pour s'établir aux alentours de 50 pour cent.

Une augmentation qu'a saluée le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.

En point de presse, lundi matin, il a souligné que son ministère avait été très actif pour tenter de rétablir le lien de confiance entre les Québécois et leurs élus municipaux.

Ajoutant qu'il ne peut qu'espérer que cette participation citoyenne continuera à progresser, le ministre Gaudreault a ajouté que son gouvernement continuera à poser des «gestes forts» pour favoriser l'intégrité, l'éthique et la transparence.

Dans une déclaration aux médias, lundi après-midi, la première ministre Pauline Marois a également souligné l'engouement plus soutenu de la population pour cet exercice électoral.

«Le taux de participation a monté un peu, tant mieux. On aurait tous souhaité que ce soit un petit peu plus élevé», a-t-elle nuancé.

À Montréal, où la mairie a été fortement ébranlée par une succession de scandales au cours des derniers mois, un maigre 43,1 pour cent des électeurs s'est prévalu de son droit de vote.

Ce taux représente tout de même une hausse comparativement aux élections municipales de 2009 au cours desquelles 39,4 pour cent des électeurs avaient noirci leur bulletin de vote.

«C'est pas assez, j'aurais aimé beaucoup plus à Montréal. Mais réjouissons-nous d'une participation supérieure de 5 pour cent et construisons là-dessus», a déclaré le ministre Gaudreault.

Même constat à Laval où la mairie a également connu une suite d'épisodes peu glorieux au cours des derniers mois. Une participation anémique de 41,1 pour cent des électeurs a été enregistrée, ce qui représente tout de même une progression comparativement au 35,7 pour cent de 2009.

À Québec, bien que la réélection du maire Régis Labeaume semblait assurée, 54,9 pour cent des électeurs inscrits se sont déplacés, ce qui représente une hausse marquée comparativement au taux de 49,9 pour cent en 2009.

Une autre figure forte de la politique municipale, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a réussi à faire sortir le vote, alors que 56,91 pour cent des électeurs se sont présentés aux bureaux de scrutin. Une tradition qui semble bien ancrée au royaume, puisque 51,5 pour cent des électeurs s'étaient déplacés en 2009.

À Gatineau, où l'élection de Maxime Pedneaud-Jobin a causé la surprise, 42,2 pour cent des électeurs ont fait valoir leurs voix. Ils étaient quelque peu moins nombreux au dernier rendez-vous électoral avec une participation de 39,4 pour cent.

C'est à Trois-Rivières qu'un des plus forts taux de participation a été en observé, alors que 57,2 pour cent des électeurs ont sorti leur crayon de plomb. Un bond considérable comparativement au taux de 46,4 pour cent de la dernière élection.

Réélue avec plus de 87 pour cent des voix, la mairesse Caroline St-Hilaire n'a pas réussi à soulever l'ardeur de ses concitoyens de Longueuil, alors que 26 pour cent d'entre eux ont exercé leur droit de vote. Une chute vertigineuse comparativement au 38 pour cent d'électeurs qui s'étaient rendus dans l'isoloir en 2005 et en 2009.

Bien que le ministre Gaudreault qualifie la hausse de la participation populaire de «bond important», il concède que beaucoup de travail reste à faire pour capter l'intérêt de la population.

Même son de cloche du côté du président de l'Union des municipalités du Québec et maire de Rimouski, Éric Forest, qui estime qu'un travail de sensibilisation doit être mené pour éduquer la population à l'importance des enjeux qui sont traités par les élus municipaux.

«Les gens ont souvent l'impression qu'au niveau local, c'est simplement des fonctions traditionnelles d'aqueduc et de voirie. Mais c'est beaucoup plus important que ça. Pensons au développement durable, au développement économique, à l'immigration», souligne-t-il.

PLUS:pc