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03/11/2013 06:37 EST | Actualisé 03/01/2014 05:12 EST

Toronto: Ford s'excuse et dit vouloir continuer à gérer la métropole

TORONTO - Le maire de Toronto Rob Ford a admis dimanche avoir commis des erreurs dans sa vie, mais il n'est pas allé jusqu'à mentionner l'affaire de la présumée vidéo où il fumerait du crack, vidéo qui l'a propulsé à l'avant-scène médiatique un peu partout sur la planète.

«Je suis le premier à admettre que je ne suis pas parfait, j'ai commis des erreurs», a déclaré M. Ford lors de son émission de radio hebdomadaire.

«Malheureusement, je ne peux pas changer le passé, je peux uniquement aller de l'avant et tirer des leçons du passé, ce que je fais, je peux vous l'assurer.»

Le premier magistrat s'est excusé envers sa famille, les membres du conseil municipal et les contribuables de Toronto; il a spécifié qu'il faisait référence au moment où il s'était trouvé en état d'ébriété en public, et lorsqu'il avait envoyé un message texte en conduisant.

«Ce sont des choses stupides, que j'ai faites moi-même», a-t-il dit, en promettant d'apporter des changements.

«Je veux continuer à travailler pour les gens de cette ville.»

M. Ford n'a pas pipé mot du contenu de la vidéo qui, affirme la police, semble être celle que deux médias ont décrite comme contenant des images du maire fumant du crack. Selon lui, il n'a pas vu la vidéo, et ne peut donc pas en expliquer le contenu.

Il a malgré tout demandé au chef de la police, Bill Blair, de divulguer le contenu de l'enregistrement.

«Peu importe ce que montre cette vidéo, mes amis, les Torontois ont le droit de la voir, et les gens doivent juger par eux-mêmes de ce qu'ils verront dans cette vidéo», a-t-il dit.

«Voilà la bonne chose à faire.»

Jeudi, M. Blair faisait savoir que la vidéo sera déposée en preuve dans une affaire impliquant un ami et chauffeur occasionnel du maire, Alessandro Lisi. La police allègue que celui-ci a tenté de mettre la main sur la vidéo, et l'accuse d'extorsion.

Lisi a été libéré sous caution vendredi.

Au dire du chef Blair, il en revient aux tribunaux de déterminer si des preuves sont rendues publiques.

Après l'apparition, en mai, des premières informations sur la présumée vidéo dans le Toronto Star et sur le site web Gawker, le maire avait affirmé qu'il ne consommait pas de crack et que la vidéo n'existait pas.

Il a gardé le silence sur ce sujet pendant des mois, mais l'annonce inattendue de M. Blair, jeudi, selon laquelle la police semblait avoir mis la main sur la bande, a entraîné une série d'appels pour que le maire démissionne, ou qu'il s'exprime au moins sur le sujet.

M. Ford a rencontré samedi le maire adjoint Norm Kelly derrière des portes closes. M. Kelly dit avoir transmis les inquiétudes des conseillers municipaux à propos des retombées des révélations de la police.

Ce dernier a lancé un appel, dimanche, pour que tous, y compris les détracteurs du maire, donnent à M. Ford une nouvelle chance.

«Je demande expressément à mes collègues d'agir en ce sens, de montrer que cela est davantage que de la rhétorique... qu'il a effectivement appris sa leçon», a-t-il déclaré à La Presse Canadienne lors d'une entrevue téléphonique après l'émission de radio.

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