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Les Lavallois choisissent Marc Demers

03/11/2013 10:11 EST | Actualisé 03/01/2014 05:12 EST

L'ex-policier Marc Demers, du Mouvement lavallois, a finalement remporté l'élection à la mairie de Laval, mettant ainsi fin au règne de 20 ans de Gilles Vaillancourt, qui a quitté dans la tourmente plus tôt cette année

M. Demers a obtenu 44,2 % des voix. Son principal adversaire, Jean-Claude Gobé, d'Action Laval, a récolté 24,3 %.

Claire Le Bel, d'Option Laval, a quant à elle récolté 12,4 % des voix exprimées contre 10,9 % pour Robert Bordeleau, du Parti au service du citoyen.

Avec 18 élus sur 22, le Mouvement lavallois détiendra la majorité au conseil municipal. Deux des quatre conseillers d'opposition ont été élus sous la bannière d'Action Laval. Les deux autres sont des indépendants.

C'est la première fois depuis de nombreuses années que le parti au pouvoir à Laval devra composer avec une opposition, même faible, au conseil municipal, l'ancien parti PRO des Lavallois de Gilles Vaillancourt ayant régné sans partage sur l'hôtel de ville pendant longtemps.

Une élection contestée

L'élection de M. Demers pourrait être contestée sous peu parce qu'il n'a pas habité la ville durant une période de temps assez longue avant le dépôt de sa candidature. Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a toutefois déclaré dimanche soir qu'il n'avait pas encore reçu de contestation à ce sujet.

Or, peu de temps après la publication des résultats du scrutin, Claire Le Bel a remis en cause la légitimité de la candidature de Marc Demers et déclaré qu'elle entendait contester son élection. Robert Bordeleau a aussi affirmé que l'élection de Marc Demers soulevait des doutes parmi les citoyens et qu'elle serait contestée.

Questionné par l'animateur Patrice Roy sur une éventuelle contestation de son élection par ses adversaires, Marc Demers a déclaré qu'il n'y avait aucun nuage qui planait au-dessus de sa tête et que sa situation était tout à fait légale, avis juridiques et jugements à l'appui.

Pas de levée immédiate de la tutelle

En ce qui a trait à la tutelle exercée sur la ville de Laval par le gouvernement du Québec depuis le mois d'août dernier, Marc Demers a expliqué qu'il n'a pas l'intention d'exiger la levée immédiate de la tutelle.

Marc Demers précise qu'il veut dans un premier temps rencontrer les tuteurs de la ville pour leur demander de demeurer en poste un certain temps à titre de conseillers afin de bénéficier de l'expérience qu'ils ont acquise au cours des derniers mois aux commandes de la municipalité.

Reste à savoir comment le gouvernement du Québec recevra cette proposition du nouveau maire, car depuis le début de la campagne électorale, le ministère des Affaires municipales a établi que la tutelle serait maintenue à Laval au-delà de l'élection du nouveau maire pour une période de transition, sans toutefois en préciser la durée.

Le ministre Gaudreault a déclaré à ce sujet dimanche que la tutelle de Laval pourrait être levée au cours des prochaines semaines.

Changement à Mascouche

Par ailleurs, à Mascouche, après 20 ans de corruption alléguée sous le règne de Richard Marcotte,

Guillaume Tremblay a été élu avec 53,7 % des voix - une victoire qui s'est faite en dépit des allégations de l'entrepreneur Normand Trudel, arrêté l'an dernier par l'Unité anticorruption de la Sûreté du Québec (UPAC), qui affirme lui avoir versé plusieurs milliers de dollars en liquide pour financer son investiture dans Masson pour le Parti québécois (PQ) en 2007.

Son adversaire Luc Thériault, qui se présentait contre lui à l'investiture de 2007, a obtenu 35,8 % des votes.

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