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03/11/2013 08:34 EST | Actualisé 03/01/2014 05:12 EST

Arabie saoudite: John Kerry veut réparer les pots cassés par la Syrie

RIYAD, Arabie saoudite - Le secrétaire d'État américain John Kerry a tenté dimanche de rassurer les alliés arabes de l'Amérique en affirmant que les États-Unis ne permettraient pas qu'ils soient attaqués «de l'extérieur», lançant apparemment un avertissement à l'Iran.

S'exprimant en Égypte alors qu'il était en route pour l'Arabie saoudite, où il espère réparer les pots cassés par les actions américaines en Syrie, son avertissement envers l'Iran et sa position sur l'Égypte, M. Kerry a reconnu avoir des différences avec certains partenaires, mais a assuré qu'ils partageaient tous des objectifs communs.

Il a également insisté sur le fait que l'Arabie saoudite et les autres alliés du Golfe pouvaient compter sur le soutien de Washington.

M. Kerry a spécifiquement mentionné les États majoritairement sunnites que sont l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Jordanie et l'Égypte, tout comme d'«autres» non précisés. Parmi ceux-ci, on retrouve sans doute Israël, le plus important allié des États-Unis dans la région. Tous ont manifesté de l'intérêt à ce que la guerre civile prenne fin en Syrie, et s'inquiètent très fortement des intentions régionales de l'Iran chiite.

Les responsables saoudiens se sont toutefois montré les plus courroucés. Ils ont déploré que les États-Unis n'aient pas donné suite à leurs menaces de frappes militaires contre le président syrien Bachar el-Assad après l'utilisation d'armes chimiques. Le mois dernier, les Saoudiens ont obtenu, puis rejeté un siège au Conseil de sécurité des Nations unies, affirmant que l'organisme international s'était largement révélé inutile en raison de son incapacité, en plus de deux ans, de traiter la crise syrienne. Les Saoudiens se sont également montrés de plus en plus inquiets alors que le président américain Barack Obama a approuvé une ouverture face à leur ennemi juré, l'Iran.

M. Kerry a martelé que les «différences sur le plan de la tactique ou d'une politique» ne créaient pas de différence vis-à-vis de «l'objectif fondamental» de cette politique. Selon le secrétaire d'État, le but commun demeure la «sauvegarde de l'État de la Syrie» et la mise en place d'un gouvernement de transition.

Il a également réitéré que Washington ne permettrait jamais à Téhéran d'acquérir une arme atomique. L'administration démocrate réclame cependant une pause dans l'application de nouvelles mesures contre l'Iran afin de disposer d'une certaine flexibilité dans les négociations.

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