NOUVELLES
03/11/2013 04:58 EST | Actualisé 03/01/2014 05:12 EST

L'appel à la clémence d'Edward Snowden est rejeté par Washington

AP

WASHINGTON D.C., États-Unis - La Maison-Blanche et les leaders des comités de renseignement au Congrès ont rejeté l'appel à la clémence lancé par l'ancien analyste de la National Security Agency (NSA), Edward Snowden.

Le conseiller à la Maison-Blanche, Dan Pfeiffer, a indiqué, dimanche, que l'ancien employé d'un sous-contractant de la NSA avait violé les lois américaines, lorsqu'il a été invité à réagir à la demande de celui qui détient présentement un asile temporaire en Russie.

Selon lui, Edward Snowden doit revenir aux États-Unis et faire face à la justice. Il a ajouté que la question d'une éventuelle clémence accordée à Edward Snowden ne faisait pas l'objet de discussions actuellement.

Edward Snowden a fait un appel à la clémence dans une lettre remise à un politicien allemand et rendue publique, vendredi.

Dans la lettre d'une page, l'ancien analyste demande le retrait des accusations déposées contre lui pour avoir prétendument coulé des informations confidentielles aux médias.

Edward Snowden a écrit dans cette lettre que «dire la vérité n'est pas un crime». Ses révélations , notamment concernant l'écoute effectuée par le gouvernement sur des dirigeants alliés dont Angela Merkel, ont mené plusieurs pays à demander la fin la fin de cet espionnage.

Le dirigeant du comité sénatorial dédié au renseignement a affirmé que si Snowden avait réellement souhaiter dénoncer la situation, il n'avait qu'à le faire en rapportant ces informations à son comité.

La sénatrice démocrate, Dianne Feinstein, a soutenu qu'en n'adoptant pas cette méthode, Edward Snowden a fait un énorme tort aux États-Unis. Cela impose qu'aucune clémence ne soit accordée, selon elle.

Le président du comité du renseignement de la chambre des représentants, le républicain Mike Rogers, a affirmé que cela était une «terrible idée» que de penser accorder le pardon à Edward Snowden.

Il a soutenu que les gestes de Snowden avaient mis la sécurité de soldats américains en danger. Il a aussi soutenu que les révélations avaient incité trois organisations terroristes à modifier leur manière de communiquer.

INOLTRE SU HUFFPOST

Les détournements de l'affaire PRISM