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Plus d'un tiers des cliniques pro-avortement menacées de fermeture partielle au Texas

01/11/2013 02:26 EDT | Actualisé 01/01/2014 05:12 EST
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AUSTIN, TX - NOVEMBER 24: Students from the University of Texas hold signs during a rally in favor of abortion rights November 24,2003 in Austin, Texas. The rally was organized by students in light of recent national political developments, such as the passage of the 'partial birth abortion' prohibition, and local developments, which include the stoppage of the construction of a Planned Parenthood clinic by pro-life supporters. (Photo by Jana Birchum/Getty Images)

CHICAGO - Plus d'un tiers des cliniques pratiquant l'avortement au Texas sont menacées de ne plus pouvoir proposer d'avortementsé, après une décision de justice en appel jeudi qui lève le blocage d'un article de loi controversé.

Au moins 37 cliniques d'IVG sur les 42 de cet Etat pourraient même fermer leurs portes si une autre série de restrictions étaient adoptées l'an prochain.

Un juge fédéral avait invalidé lundi un article controversé d'une loi sur l'avortement au Texas, estimant qu'il imposait un "obstacle" anticonstitutionnel aux femmes souhaitant mettre fin à leur grossesse.

Des mesures similaires en Alabama, Mississippi et Wisconsin ont été retoquées par un juge.

La loi exige notamment des professionnels pratiquant l'avortement d'obtenir une autorisation auprès d'un hôpital.

Le gouvernement du Texas avait immédiatement fait appel de cette décision du juge fédéral Lee Yeakel, qui signait une victoire pour les défenseurs du droit à l'avortement.

Le juge Yeakel avait estimé que la condition d'une demande d'autorisation à l'hôpital "plaçait un obstacle substantiel pour une femme cherchant à avorter d'un foetus non viable et constituait ainsi une contrainte injustifiée".

La cour d'appel a exprimé jeudi soir son désaccord. Alors que la Cour Suprême des Etats-Unis avait jugé que les Etats ne devaient pas imposer de "fardeau indu" aux femmes voulant interrompre leur grossesse, elle a estimé qu'une loi n'avait pas besoin d'être invalidée en raison simplement d'un "effet secondaire qui rend la pratique de l'avortement plus difficile ou plus coûteuse".

Alors que plus de 90% des femmes au Texas vivent à plus de 160 kilomètres d'une clinique d'IVG, "cela ne constitue pas un fardeau indu", a estimé la cour d'appel.

Le gouverneur du Texas Rick Perry a salué cette décision en appel, comme l'affirmation de "notre droit de protéger à la fois ceux qui ne sont pas nés et la santé des femmes du Texas".

"Nous continuerons de faire tout ce que nous pouvons pour protéger la vie dans notre Etat", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Mais les défenseurs du droit à l'avortement ont juré de bannir d'autres articles de la loi, qui interdit aussi les avortements après 20 semaines de grossesse, limite l'utilisation de la pilule abortive RU486, et impose des contraintes de construction aux cliniques d'IVG.

"Le combat est loin d'être terminé", a affirmé Cecile Richards, présidente du Planning familial au niveau national, qui gère plusieurs cliniques d'IVG.

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