NOUVELLES

Près de 50 000 artéfacts découverts durant l'été à Pointe-à-Callière

01/11/2013 02:31 EDT | Actualisé 01/01/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Près de 50 000 artéfacts et écofacts ont été mis au jour durant les fouilles archéologiques de l'été sur les lieux du premier parlement du Canada-Uni, à Montréal, a annoncé vendredi le musée d'archéologie et d'histoire Pointe-à-Callière.

Faisant le bilan des fouilles menées en 2013 dans les environs de la place D'Youville Ouest, dans le Vieux-Montréal, l'équipe de Pointe-à-Callière a affirmé que le fait saillant de ces fouilles était la découverte de 35 fragments calcinés de livres.

Sept ouvrages ont été extirpés, à la fin du mois d'août, des décombres de l'ancien parlement du Canada-Uni, lequel avait été complètement rasé par un violent incendie à la suite d'une émeute, le 25 avril 1849.

Les artéfacts ont été envoyés à l'Institut canadien de conservation, qui évalue les possibilités de restauration de ces documents historiques.

Outre les fragments de livres, le musée mentionne la découverte de nombreuses bouteilles à alcool, d'un service de vaisselle raffinée, d'ustensiles, d'un bénitier, de pièces de monnaie, de bouteilles de cirage à chaussures, de verre, d'objets associés à la vie parlementaire, d'ossements d'animaux ainsi qu'un grand nombre de coquilles d'huîtres.

La découverte de ces objets laisse croire à leur utilisation au parlement avant l'incendie, par les personnages politiques qui le fréquentaient, tels que le premier ministre de l'époque, Louis-Hippolyte Lafontaine, John Alexander Macdonald ou le Montréalais George-Étienne Cartier.

«Les résultats des fouilles archéologiques 2013 ont surpassé toutes les attentes que nous avions, tant par le nombre de pièces qui ont été trouvées que par la nature et l'importance historique des objets, dont les livres calcinés provenant de la bibliothèque du parlement du Canada-Uni, a commenté Francine Lelièvre, directrice générale de Pointe-à-Callière, dans un communiqué. C'est une découverte majeure qui comporte une grande charge symbolique, puisque le parlement a été complètement détruit par le feu en 1849.»

PLUS:pc