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Israël frappe la Syrie, Brahimi toujours en quête de consensus sur Genève-2

01/11/2013 07:40 EDT | Actualisé 01/01/2014 05:12 EST
AP
Israeli soldiers drive armored personal carriers during a military exercise in the Israeli-controlled Golan Heights near the border with Syria, Wednesday, Oct. 2, 2013. Israel captured most of the Golan Heights in the 1967 Six Day War and has occupied it since. A cease-fire between Israel and Syria has been in place since 1974, monitored by U.N peacekeepers. (AP Photo/Ariel Schalit)

Israël a frappé, selon des médias, une base aérienne dans le nord-ouest de la Syrie visant une cargaison de missiles destinée au mouvement libanais Hezbollah, alors que l'émissaire international est toujours en quête d'un consensus pour une conférence de paix.

Un responsable américain a confirmé à l'AFP une "frappe israélienne" sans donner de détails sur la cible.

"Par le passé, les cibles ont été des missiles transférés au Hezbollah", s'est-il contenté d'ajouter. Des responsables du gouvernement israélien ont refusé de confirmer une telle attaque.

Citant des "sources exclusives" sans les nommer, la chaîne à capitaux saoudiens, Al Arabiya, a indiqué que mercredi un "bombardement a visé une cargaison de missiles sol-air destinée au Hezbollah au Liban", en référence au puissant mouvement chiite libanais qui combat les rebelles aux côtés des forces syriennes.

La chaîne américaine CNN, citant anonymement un responsable de l'administration américaine, a également indiqué que des avions de combat israéliens avaient mené l'attaque, visant des missiles et des équipements associés dont les Israéliens ont pensé qu'ils pourraient être transférés au Hezbollah.

Plus tôt, une ONG syrienne, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), avait fait état de plusieurs explosions entendues mercredi à l'aube dans une base de défense aérienne à Jablé, près de Lattaquié, sur la côte syrienne.

Une source de sécurité syrienne avait déclaré pour sa part qu'un missile était tombé près d'une base dans cette région, sans faire de dégâts.

Début mai, un haut responsable israélien avait reconnu que son pays avait mené deux frappes aériennes en trois jours en Syrie contre des armes destinées au Hezbollah.

"Chaque fois que des informations parviendront à Israël sur le transfert de missiles ou d'armements de Syrie au Liban, ils seront attaqués", avait assuré le responsable israélien, en allusion au Hezbollah, ennemi juré de l'Etat hébreu.

Avant de quitter Damas, où il a été reçu par le président Bachar al-Assad, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi a souhaité que la conférence de paix dite de Genève-2 se tienne "dans les semaines à venir et non l'année prochaine".

"Je retournerai à Genève mardi où je vais rencontrer des délégations russe et américaine, et des représentants d'autres pays pourraient nous rejoindre, afin de préparer la Conférence et nous mettre d'accord sur une date définitive qui sera annoncée dans les jours qui viennent", a-t-il aux journalistes.

Il a également insisté sur la nécessite pour l'opposition de participer à cette conférence. "Si elle ne participe pas, il n'y aura pas de conférence de Genève (...) Sa participation est essentielle, indispensable et importante", a-t-il souligné, rappelant que "le gouvernement syrien a accepté de participer à (la conférence de) Genève".

Sur le terrain les forces du régime ont progressé dans le nord et près de Damas. Selon l'OSDH, elles cherchent à scinder le quartier sud de Damas de sa banlieue. L'armée syrienne, appuyée par le hezbollah et les milices pro-régime, a avancé dans la localité de Sbené, au sud de Damas et la région est bombardée depuis vendredi matin, provoquant un exode, selon l'Observatoire.

De violents combats ont lieu dans la camp de Yarmouk et le quartier de Qadam est bombardé.

Par ailleurs, les troupes syriennes se sont emparées de la localité stratégique de Sfira, située dans le nord de la Syrie, a affirmé l'OSDH et l'agence officielle sana.

Les rebelles contrôlaient depuis plus d'un an Sfira, une ville située à l'est d'Alep qui se trouve sur une route stratégique reliant la deuxième ville du pays à la Syrie centrale.

Malgré plusieurs attaques, les insurgés n'ont jamais pu s'emparer des importantes usines d'armement à la périphérie de cette localité. L'avancée de l'armée lui ouvre théoriquement la voie d'Alep, contrôlée en grande partie par la rébellion depuis juillet 2012.

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