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Des experts réclament que davantage soit fait pour retrouver les disparus

01/11/2013 12:36 EDT | Actualisé 01/01/2014 05:12 EST

LA HAYE, Pays-Bas - Musulmans tués et jetés dans des charniers en Bosnie, victimes du tsunami de 2004 en Asie et du cartel des drogues au Mexique, demandeurs d'asile noyés alors qu'ils fuient leur pays: le nombre de personnes portées disparues autour du monde augmente, disent des experts.

Réunis vendredi à La Haye, aux Pays-Bas, ces experts ont lancé un appel afin que davantage de mesures soient prises pour s'attaquer à ce problème, soutenant que cela contribuerait à stabiliser les sociétés partout dans le monde.

Lors d'un congrès de trois jours, le professeur Jeremy Sarkin, membre du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires de l'ONU, a soutenu que la paix pourrait être menacée dans les pays émergeant de conflits armés si les problèmes liées aux disparitions persistaient.

La conférence a été organisée par la Commission internationale pour les personnes disparues, formée à Sarajevo en 1996 pour retracer et identifier les milliers de personnes disparues durant les guerres des Balkans des années 1990.

L'organisme est devenu une référence en matière d'identification par l'ADN des personnes disparues.

En ancienne Yougoslavie, il a bâti un répertoire d'échantillons sanguins de plus de 90 000 parents de 29 500 personnes portées disparues et de 54 000 échantillons d'ossements prélevés de charniers. En utilisant les analyses d'ADN, le groupe a réussi à identifier quelque 17 000 personnes tuées dans des guerres.

Le nombre exact de personnes disparues dans le monde est impossible à déterminer, mais des milliers de personnes disparaissent chaque année, a affirmé le directeur de la commission pour les personnes disparues, Thomas Miller.

«Le monde a besoin de mécanismes internationaux qui ont la force et l'appui de la communauté internationale pour bien résoudre ces douloureuses questions», a-t-il dit.

Le ministre hollandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans, a réclamé que la commission obtienne un statut formel au regard du droit international.

«J'appelle les gouvernements nationaux à faciliter les efforts de cet organisme à travailler autour du monde», a-t-il déclaré à des délégués.

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