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Une saison de rêve

31/10/2013 05:36 EDT | Actualisé 31/12/2013 05:12 EST

Le joueur de tennis canadien Vasek Pospisil avait fière allure tandis qu'il dressait son bilan de la saison 2013, jeudi.

Un texte de Gabriel Séguin Courriel

Pospisil a commencé l'année 2013 en 125e place. Il a grimpé rapidement les échelons, si bien qu'il est maintenant la 32e raquette mondiale.

Natif de Vancouver, en Colombie-Britannique, il a établi sa notoriété en août dernier quand il a vaincu l'Américain John Isner (no 20) et le 6e joueur mondial, Tomas Berdych, à la Coupe Rogers de Montréal. Son compatriote, le puissant Milos Raonic, a eu besoin d'un bris d'égalité en fin de match pour le vaincre en trois manches, en demi-finales.

« Je sentais que mon temps allait venir [...] et il est venu à la Coupe Rogers », a dit Pospisil en entrevue.

Le Canadien a commencé à croire sérieusement en ses capacités quand il a vaincu l'Italie en double à la Coupe Davis, en avril dernier. Son partenaire était le vétéran Daniel Nestor.

Son ascension fulgurante « s'est assurément avérée une surprise, » reconnaît-il. D'autant plus surprenante qu'il luttait contre une mononucléose durant la saison morte.

Plus confiant et plus énergique

L'athlète de 23 ans n'hésite pas à attribuer ses succès récents au travail de son nouvel entraîneur, Frédéric Fontang.

Grâce à lui, Pospisil a développé une confiance à toute épreuve durant la saison 2013.

Cette nouvelle assurance lui a permis d'élever son jeu d'un cran. Le Canadien concède qu'il jouait auparavant de façon trop « confortable » et qu'il attendait que ses adversaires commettent des erreurs. Fontang l'a encouragé à être bien plus compétitif sur le terrain.

« [Ce fut] la clé de mon succès, » a-t-il déclaré.

« Exténué » à Paris

Pospisil clame qu'il souffrait d'épuisement lorsqu'il a été défait au premier tour du tournoi de Paris, mardi dernier.

« La dernière semaine, je me sentais comme si j'étais exténué », a-t-il avoué.

Il explique ce problème par ses longs voyages en Asie et en Europe qui ont suivi les Internationaux des États-Unis, cet été.

Il ne laisse pas pour autant cet échec ternir son bilan de l'année 2013.

« Ça a été une année incroyable [...] J'ai disputé beaucoup de matchs et j'ai eu une année émotive, et c'est évidemment positif. »

Meilleur l'an prochain?

Pospisil n'a aucune intention de s'assoir sur ses lauriers. Il s'entraînera en Floride pendant la saison morte afin d'obtenir de meilleurs résultats l'an prochain.

Il compte terminer la saison 2014 parmi les 15 meilleures raquettes du monde, un but qu'il qualifie de « réaliste ». « Je ne crois pas que j'aie atteint mon plein potentiel, » affirme-t-il.

Il croit détenir toute la connaissance requise pour atteindre cet objectif ambitieux. Il déclare, visiblement sûr de lui-même : « [Je n'ai] aucun vrai conseil que je pourrais recevoir [des joueurs] du top 15. »

Depuis qu'il a atteint la 50e place plus tôt cette année, le Canadien a les yeux rivés vers les Internationaux d'Australie. S'il conserve son rang actuel, il sera une tête de série au premier tournoi du grand chelem l'an prochain.

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