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Syndicats de l'Université Laval : rien ne va plus!

31/10/2013 12:53 EDT | Actualisé 31/12/2013 05:12 EST

Le Syndicat des professeurs et professeures de l'Université Laval (SPUL) met en demeure celui des employés de soutien de l'institution, qu'il accuse d'avoir tenu des « propos mensongers, inexacts, diffamatoires et calomnieux. »

Une lettre publiée par le Syndicat des employés de soutien de l'Université Laval (SEUL) dans le quotidien Le Soleil, la semaine dernière, est à l'origine de ce litige. La missive invitait les professeurs à questionner leur syndicat concernant l'entente sur les régimes de retraite, signée avec l'Université. Le SEUL affirme que l'entente est inéquitable pour les jeunes professeurs.

Selon le vice-président du SPUL, John Kingma, il y a erreur sur la cible. C'est plutôt, dit-il, avec la direction que le syndicat des employés de soutien devrait négocier.

« On ne comprend pas du tout finalement. Est-ce qu'on attaque un autre syndicat, les actions prises collectivement par un autre syndicat? De se faire attaquer par un autre syndicat pour les décisions prises par les membres de cette autre association. On ne comprend pas... non », dit-il.

Le SEUL ne compte toutefois pas se rétracter. Le conseiller syndical Éric-Jan Zubrzycki indique que son syndicat veut seulement éviter de se faire imposer les mêmes termes que l'entente négociée entre la direction et les professeurs.

« Je pense que le SPUL comprend un peu mal les choses. L'attaque n'est pas contre le SPUL. L'attaque est contre une lettre d'entente dont le SPUL est signataire. Nous autres, la seule difficulté qu'on a c'est qu'on a une lettre d'entente, dont nous avons une opinion, et elle ne nous convient absolument pas », précise-t-il.

Les employés de soutien, qui sont sans convention collective depuis mai 2011, disent vouloir se faire entendre par la partie patronale.

Après quatre séances de négociation jugées infructueuses en deux ans et demi, les employés de soutien ont rejeté unanimement les dernières offres patronales le 22 octobre dernier.

Les négociations entre les deux parties achoppent sur la question salariale et sur les régimes de retraite.

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