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Sans avoir été spectaculaire, la performance de l'économie a été solide en août

31/10/2013 08:55 EDT | Actualisé 31/12/2013 05:12 EST

OTTAWA - Sans avoir été spectaculaire, la performance de l'économie canadienne a été solide en août, grâce à la croissance soutenue du secteur du pétrole et du gaz naturel.

L'augmentation mensuelle de 0,3 pour cent a été supérieure aux attentes des économistes. Elle a suivi la solide hausse de 0,6 pour cent de juillet et l'interruption du mois précédent, que la Banque du Canada avait attribué à l'impact temporaire des inondations en Alberta et de la grève de la construction au Québec.

Les économistes sont encouragés par la nature égale de la croissance et le fait que le mois d'août ait conservé une partie du rythme supérieur à la moyenne de juillet.

Des analystes affirment que les résultats positifs d'août replacent l'économie sur la voie de la croissance, peut-être même à un rythme supérieur à celui auquel s'attendait la banque centrale dans ses plus récentes prévisions, empreintes de prudence.

L'économiste Paul Ferley, de la Banque Royale, a calculé que la croissance du troisième trimestre, qui a pris fin en septembre, pourrait avoir atteint un rythme annualisé de 2,8 pour cent, soit un point de pourcentage de plus que la dernière estimation de la Banque du Canada et un pour cent de mieux que la croissance du deuxième trimestre.

Néanmoins, M. Ferley et d'autres analystes ont dit croire que le gouverneur de la banque centrale, Stephen Poloz, voudrait constater davantage de preuves d'un élan avant de modifier sa politique monétaire, après avoir cessé, dans son rapport de la semaine dernière, de parler d'éventuelles hausses des taux d'intérêt.

Aux yeux des analystes, les Canadiens devraient se faire à l'idée que les taux demeureront à leurs niveaux actuels jusqu'au début ou au milieu de 2015.

«C'est un résultat positif. Toutefois, les risques sont nombreux, compte tenu des problèmes budgétaires nés aux États-Unis de la fermeture temporaire du gouvernement, des problèmes non résolus entourant le plafond de la dette, et de la baisse des niveaux de confiance», a écrit l'économiste Arlene Kish, de la firme IHS Global Insight, dans une note à ses clients.

Dans son rapport sur la politique monétaire rendu public la semaine dernière, la Banque du Canada a dit être préoccupée par la faiblesse persistante de l'inflation et la sous-performance constante des exportations.

Les données du mois d'août ne vont pas faire disparaître entièrement ces préoccupations, mais la nature des moteurs de la croissance devrait apporter à la banque centrale un certain réconfort.

Le chiffre clé des statistiques d'août est la poussée de 2,8 pour cent du secteur du pétrole et du gaz naturel, un important exportateur. Le secteur de l'agriculture et de la foresterie a également progressé.

Cependant, la fabrication, autre secteur clé pour l'exportation, a glissé de 0,3 pour cent, même s'il s'agit d'une des quelques industries à avoir enregistré un recul.

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