POLITIQUE

Québec: un déficit légèrement plus élevé que prévu

31/10/2013 11:20 EDT | Actualisé 31/12/2013 05:12 EST
Presse canadienne

Le déficit financier du Québec a été un peu plus important que prévu pour l'année 2012-2013. C'est ce que révèle le bilan des comptes publics déposé jeudi matin par le ministre des Finances, Nicolas Marceau, à l'Assemblée nationale.

Le déficit budgétaire pour la dernière année financière a été de 1,6 milliard, alors que la prévision était de 1,5 milliard. Pour ce qui est de la croissance des dépenses, elle s'est établie à 1,2 %, alors que la prévision était de 2 %.

Les dépenses de programmes ont été moindres de 395 millions par rapport au niveau prévu lors des derniers budgets.

« Cela témoigne de nos efforts pour redresser les dépenses du Québec », a affirmé le ministre Marceau en point de presse en avant-midi.

Quant à la dette brute, elle était inférieure de 1,9 milliard au 31 mars 2013 par rapport à ce qui avait été estimé initialement. 

« L'écart s'explique par une facture d'immobilisation moins élevée que prévu et une variation favorable des postes comptables », a-t-il expliqué.

Le gouvernement conclut la commission Charbonneau a un effet sur les livres comptables du gouvernement, le coût des infrastructures ayant diminué d'un milliard de dollars.

« La facture de nos immobilisations est réduite et cela s'explique par l'effet de la lutte à la corruption sur les prix de nos immobilisations. La lutte à la corruption, c'est payant pour les Québécois », ajoute Nicolas Marceau.

Le ministre Marceau a notamment annoncé que son gouvernement présentera sa mise à jour économique fin novembre ou début décembre. L'opposition officielle a réclamé à plusieurs reprises ces dernières semaines la présentation d'une mise à jour économique de la part du gouvernement Marois.

M. Marceau n'a pas précisé si les chiffres présentés aujourd'hui auront un impact sur l'atteinte de l'équilibre budgétaire cette année.

Plus tôt cet automne, M. Marceau a laissé savoir que la faible croissance des revenus du gouvernement le forcera vraisemblablement à repousser sa promesse électorale d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2013-2014.

Il indiquait que le ralentissement de l'inflation au Québec était principalement à l'origine de la faiblesse de la croissance des revenus de l'État.

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