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L'armée congolaise affirme mater les rebelles

31/10/2013 03:19 EDT | Actualisé 30/12/2013 05:12 EST

Le gouvernement et les forces de l'ONU affirment avoir eu raison de la rébellion qui sévit dans la région depuis un an et demi. Les Congolais sont en liesse dans les villes libérées, mais les combats ne sont pas terminés pour autant.

L'armée congolaise aurait repris le contrôle, mercredi, de Bunagana, dernière place forte et fief politique des rebelles du groupe M23.

Un porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a indiqué que Bunagana, située à la frontière avec l'Ouganda, « est totalement sous notre contrôle », poussant les rebelles à se réfugier dans les collines alentour ou en Ouganda.

Après Bunagana, l'armée vise les derniers bastions du M23 situés à quelques kilomètres dans les collines verdoyantes de Chanzu, Mbuzi et Runyonyi.

Par ailleurs, Bertrand Bisimwa, le leader de la faction civile du M23, aurait pris la direction de la capitale ougandaise, Kampala, à la demande d'un médiateur qui tente de mettre fin à cette rébellion qui dure depuis 18 mois.

Le porte-parole du gouvernement congolais, M. Mende, a demandé à l'Ouganda de livrer M. Bisimwa aux autorités congolaises.

L'Ouganda tente, sans succès, de négocier la fin des hostilités entre les rebelles du M23 et le gouvernement congolais depuis décembre. Les négociations ont de nouveau été suspendues plus tôt ce mois-ci, et les combats ont repris presque immédiatement.

Flot de réfugiés

Plus de 10 000 Congolais ont traversé la frontière vers l'Ouganda pour échapper à la reprise des combats entre l'armée et les rebelles du groupe M23.

Une porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) en Ouganda, Lucy Beck, a déclaré, mercredi, que la plupart des réfugiés sont des femmes et des enfants, dont certains ont porté leur bétail et leurs biens précieux de l'autre côté de la frontière.

Joint par Radio-Canada, un responsable de Médecins sans frontières (MSF) abonde dans le même sens.

« Encore aujourd'hui, on entendait de fortes explosions et donc on continue d'assister à des déplacements de population. On s'est déplacés dans la région et on assiste à des déplacements de plusieurs milliers de personnes qui fuient les zones », a expliqué Christophe Biteau.

Entre temps, un obus est tombé à 200 mètres de l'hôpital de MSF à Rutshuru. Les 300 lits de l'établissement ont été envahis par plus de 3000 villageois en fuite, ce nombre inclurait une vingtaine de femmes violées et des enfants seuls.

Depuis la reprise de la rébellion dans l'est du Congo, il y a un an et demi, plus de 800 000 Congolais ont fui leur village.

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