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La Syrie dit avoir détruit son équipement de production d'armes chimiques

31/10/2013 06:56 EDT | Actualisé 31/12/2013 05:12 EST

La Syrie a détruit en temps voulu, ou rendu inopérant, tout le matériel de production et d'assemblage d'armes chimiques qu'elle avait déclaré, écrit l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) dans un document consulté jeudi par Reuters.

L'OIAC précise que ses experts ont pu inspecter 21 des 23 sites d'armes chimiques syriens. Les deux autres étaient situés dans des zones trop dangereuses, mais leur équipement chimique avait déjà été transféré dans des sites qui ont été inspectés.

« L'OIAC est satisfaite d'avoir inspecté, et d'avoir vu détruits, tous les équipements essentiels de production/assemblage/remplissage déclarés sur les 23 sites », peut-on lire dans le document.

La Syrie s'est engagée en septembre à détruire tout son arsenal chimique dans le cadre d'un accord américano-russe visant à éviter une action militaire contre le régime de Bachar Al Assad après l'attaque au gaz sarin dans la région de la Ghouta, le 21 août.

Selon le calendrier établi par l'OIAC, Damas avait jusqu'au 1er novembre pour rendre inutilisable sa capacité de production d'armes chimiques, ce qui a été fait, selon le document.

« C'était une étape cruciale dans le processus d'élimination du programme d'armes chimiques », a estimé Ralf Trapp, un expert en désarmement indépendant.

En attendant la destruction totale du stock d'armes chimiques

La prochaine échéance est le 15 novembre, date à laquelle l'OIAC et la Syrie devraient s'entendre sur un calendrier de destruction totale du stock d'armes chimiques, estimé à 1000 tonnes, une opération qui devrait théoriquement être terminée d'ici mi-2014.

L'OIAC se félicite dans le document de la coopération dont ont fait preuve les autorités syriennes, qui ont permis à ses experts de se rendre physiquement dans 20 des 23 sites déclarés.

Un 21e a pu être inspecté à distance, tandis que les deux autres ont été abandonnés et « l'équipement du programme d'armes chimiques retiré et transféré dans d'autres sites déclarés ».

L'OIAC ne précise pas quels sont les deux sites concernés, mais, selon une source au fait du dossier, l'un d'eux se trouvait à Alep et l'autre dans la région de Damas.

Un des principaux sites déclarés par le régime est à Safira, ville située au sud-est d'Alep que l'armée syrienne a récemment bombardée pour tenter d'en déloger les rebelles, dont des groupes liés à Al Qaïda.

Reuters 

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