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François Parisien fulmine

31/10/2013 09:22 EDT | Actualisé 31/12/2013 05:12 EST

Quand Ryder Hesjedal affirme qu'il a cessé de se doper il y a dix ans, avant d'avoir couru aux Jeux olympiques de Pékin, avant d'avoir remporté le Tour d'Italie en 2012, faut-il le croire?

Les réactions ont été vives au lendemain des aveux du cycliste canadien Ryder Hesjedal, des aveux que plusieurs jugent incomplets. On oublie souvent les victimes du dopage, ceux qui se font voler leurs rêves par des tricheurs.

« Personnellement je n'y crois pas du tout, de la même façon que Michael Barry a dit qu'il a arrêté de se doper en 2006, je n'y crois pas du tout non plus, a dit le cycliste professionnel québécois François Parisien, jeudi. Ce sont des gars qui ont menti pendant des dizaines d'années et qui ont décidé d'avouer, de passer aux aveux de dopage après avoir été exposés et accotés au pied du mur. »

Hesjedal est le deuxième Canadien, après Michael Barry, à faire des aveux à la suite de la dénonciation d'autres cyclistes. Ces deux mêmes athlètes étaient membres de l'équipe olympique en 2008. Vincent Jourdain était l'entraîneur-chef de l'équipe canadienne à l'époque.

« François était le premier substitut pour les Jeux de Pékin, se rappelle Jourdain. Avec les histoires qu'on sait aujourd'hui, avec Michael et Ryder, François a toutes les raisons au monde d'être en colère, d'être déçu. »

Parisien affirme que son rêve olympique lui a été volé par des tricheurs.

« Ça me rend malade, je veux dire... je ressens un profond dégoût, et il y a beaucoup de frustration. C'est des tricheurs qui ont influencé une bonne partie de ma carrière et je me suis fait piler dessus par ce genre de gars-là toute ma carrière depuis que je suis jeune. »

S'il se félicite d'avoir toujours refusé de se doper, Parisien restera à jamais marqué par ces événements.

« Il n'y a pas vraiment de façon de s'en remettre, je pense que c'est quelque chose que je dois digérer et je dois vivre avec. C'est fait et on ne peut pas revenir en arrière sur une carrière cycliste, ce qui a été volé est volé puis ça se retrouve jamais. »

Parisien aimerait bien recroiser un jour Ryder Hesjedal, pour pouvoir au moins lui dire le fond de sa pensée...

(D'après un reportage de Jacinthe Taillon)

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