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«Touche pas à ma pute», un mouvement français lancé entre autres par Frédéric Beigbeder

30/10/2013 12:05 EDT | Actualisé 30/12/2013 05:12 EST
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portrait of girl dressed like...

PARIS (AFP) - Des hommes opposés à une proposition de loi socialiste visant à sanctionner les clients des prostituées en France, parmi lesquels l'écrivain Frédéric Beigbeder, ont lancé une pétition sous le titre provocateur "touche pas à ma pute!".

"Nous considérons que chacun a le droit de vendre librement ses charmes - et même d'aimer ça. Et nous refusons que des députés édictent des normes sur nos désirs et nos plaisirs", argumente le texte qui sera publié dans le numéro de novembre du mensuel Causeur.

La proposition de loi déposée par les parlementaires socialistes et qui doit être examinée fin novembre prévoit notamment la création d'une amende de 1500 euros (2160$) sanctionnant le recours à la prostitution, doublée en cas de récidive.

Parmi les premiers signataires de la pétition, dont "certains sont allés, vont, ou iront aux putes", figurent notamment Frédéric Beigbeder, prix Renaudot 2009 avec "Un roman français" ou encore Basile de Koch, mari de l'ex-égérie des opposants au mariage gay Frigide Barjot.

"Homos ou hétéros, libertins ou monogames, fidèles ou volages, nous sommes des hommes. Cela ne fait pas de nous les frustrés, pervers ou psychopathes décrits par les partisans d'une répression déguisée en combat féministe. Qu'il nous arrive ou pas de payer pour des relations charnelles, nous ne saurions sous aucun prétexte nous passer du consentement de nos partenaires", plaident-ils.

"Nous ne défendons pas la prostitution, nous défendons la liberté. Et quand le Parlement se mêle d'édicter des normes sur la sexualité, notre liberté à tous est menacée", a justifié la directrice de la rédaction de Causeur Elisabeth Lévy.

Les signataires ont baptisé leur texte "manifeste des 343 salauds", en référence au manifeste pour la légalisation de l'avortement signé par 343 personnalités féminines -actrices, artistes, intellectuelles - en 1971, lorsque l'avortement était encore passible de la prison, devenues sous la plume ironique de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo "les 343 salopes".

"Voila comment la liberté de disposer de son corps revendiquée par le +manifeste des 343+ se voit étendu à des pratiques (...) qui en constituent le contraire", s'est indigné l'une des signataires du texte de 1971, Anne Zelensky dans une tribune publiée par Le Monde mardi.

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