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Rare cessez-le-feu pour évacuer des civils en Syrie

30/10/2013 03:36 EDT | Actualisé 30/12/2013 05:12 EST
AP
An Israeli soldier is seen next to an Iron Dome rocket interceptor battery deployed near the northern Israeli city of Haifa, Wednesday, Aug. 28, 2013. Israel ordered a special call-up of reserve troops Wednesday as nervous citizens lined up at gas-mask distribution centers, preparing for possible hostilities with Syria. (AP Photo/Tsafrir Abayov)

L'émissaire de L'Organisation des Nations Unies (ONU) Lakhar Brahimi a rencontré mercredi le président syrien Bachar Al-Assad. Selon un réseau de télévision syrien, le président Al-Assad aurait affirmé durant cette rencontre que la paix allait être possible seulement lorsque les pouvoirs étrangers allaient cesser d'aider l'opposition armée.

Le président syrien croit en outre qu'il faudrait mettre de la pression pour que ces États arrêtent d'appuyer les « terroristes », comme il les qualifie. Il aurait ajouté que seulement les Syriens allaient pouvoir décider de l'avenir de leur pays et qu'ils devraient approuver toute solution envisagée.

L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe est revenu à Damas après un an d'absence lundi dernier. Il tentera de mettre de l'huile dans les rouages afin que la conférence de paix, dite de Genève 2, se tienne en novembre prochain. Elle a pour objectif de résoudre le conflit syrien, qui a fait plus de 100 000 morts jusqu'à maintenant.

Avant de s'entretenir avec le président syrien, M. Brahimi avait rencontré des membres de l'opposition et le ministre des Affaires étrangères, Walid Mouallem. L'envoyé spécial de l'ONU s'était auparavant rendu en Iran, en Turquie, en Égypte, en Irak et au Qatar pour chercher l'adhésion de ces pays, impliqués dans le conflit syrien.

Dans cette tournée, M. Brahimi ne s'est pas rendu en Arabie saoudite, pourtant très impliquée dans cette crise.

Le gouvernement syrien énonce ses conditions

Reprenant du poil de la bête depuis qu'il a accepté la destruction de son arsenal d'armes chimiques, le régime syrien a montré qu'il ne participera pas à cette conférence à n'importe quel prix.

Le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallam a déclaré que son pays participera « à Genève 2 sur la base du droit exclusif du peuple syrien à décider de son avenir politique, à choisir ses dirigeants et sur le refus de toute forme d'intervention extérieure ».

« Le dialogue se fera entre Syriens », a-t-il insisté.

La déclaration de M. Mouallam est une réponse au groupe des « Amis de la Syrie », qui a déclaré que M. Assad n'aurait « aucun rôle » dans le futur gouvernement syrien.

Lakhdar Brahimi est allé dans le même sens que le ministre syrien, affirmant être venu à Damas pour préparer « une conférence pour le dialogue entre les parties syriennes ». Il a ajouté que « seuls les Syriens décideront de l'avenir de la Syrie ».

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Un accord inutile?

L'accord qui résultera de la conférence pourrait s'avérer inutile puisque plusieurs groupes de l'opposition n'y participeront pas. Certaines factions de l'opposition ont même menacé ceux qui prendraient part à Genève-2 de les faire comparaître devant « [leurs] tribunaux ».

De plus, l'Arabie Saoudite, un allié de l'opposition au régime Al-Assad, met de la pression à ceux-ci pour qu'ils ne participent pas à la conférence.

« Somalisation »

Dans une entrevue à l'hebdomadaire Jeune Afrique, M. Brahimi déclarait qu'en l'absence d'un accord politique la Syrie risque « une sorte de "somalisation". Plus durable et encore plus profonde que ce que nous avons pu voir en Somalie ».

Après les déclarations de M. Brahimi, la Coalition nationale de l'opposition syrienne a réaffirmé que « le réel problème est le régime d'Assad et qu'il ne peut pas faire partie de la solution ».

Le régime cherche à « faire perdurer le conflit [...] pour maintenir indéfiniment [son] pouvoir », a-t-elle dénoncé, appelant toutes les parties, dont M. Brahimi, à « faire pression sur le régime » pour le « contraindre à accepter les demandes du peuple syrien ».

Par ailleurs, la Coalition nationale de l'opposition a indiqué qu'elle se prononcera sur sa participation à la conférence Genève 2 après sa réunion du 9 novembre.

La conférence de Genève 2 pourrait avoir lieu le 23 novembre, mais cette date n'a pas été confirmée par tous les acteurs qui y participeront.

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